les photaumnales 2016

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LOVE
RÉSIDENCES

Au fil des saisons et des démarches invitées, une mémoire sensible documente un territoire et le quotidien de ses habitants.

Bertrand STOFLETH - Andrea EICHENBERGER - Cindy LELU - Julie MEYER - Susan TRANGMAR - Guillaume HERBAUT



Bertrand STOFLETH
Aeropolis

du 8 octobre au 31 décembre 2016
LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS - Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end)
du mardi au vendredi de 12h à 18h - samedi et dimanche de 10h à 18h
Inauguration le samedi 8 octobre à 14h30
Fermé le 25 décembre


STOFLETH 05 BDAvec « Aeropolis », il est question d’interroger la conquête de l’air. Plus exactement, la part de rêve qu’elle suscite chez l’homme.
C’est la volonté de mettre en scène son caractère mythique dans son expression la plus contemporaine au travers des évolutions actuelles de l’aviation et de ses pratiques.
Photographe documentaire, Bertrand Stofleth évoque les répercussions et les empreintes de ces bouleversements sur les territoires - tant topographiques qu’imaginaires. Il réinvente une iconographie, entre mythe (les pionniers, l’aventure de l’Aéropostale, les combats aériens...) et réalité. Il nous fait ainsi effectuer une traversée de ces pratiques contemporaines faites de survivances et de révolutions exercées par la « low-costisation » des transports aériens.
« Aeropolis », une cité de l’aviation, dresse enfin un inventaire de lieux habités, pris dans cet écart entre historicité, mutations contemporaines et fascination toujours présente.
À partir du territoire de Beauvais dont l’aérodrome est devenu au fil des ans « l’aéroport parisien » de Ryanair, il s’agit de remonter les traces lisibles des nombreuses histoires antérieures, afin de découvrir quels imaginaires subsistent encore dans l’aviation aujourd’hui.

Né en 1978, Bertrand Stofleth vit et travaille à Lyon. Il est diplômé de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2002.

www.bertrandstofleth.com


Bertrand Stofleth a été accueilli en résidence par Diaphane à Beauvais en 2014-2015.




du 8 octobre au 19 novembre 2016

L’ÉCUME DU JOUR - 5 rue du Faubourg Saint-Jacques à BEAUVAIS
Tél. : 03 44 02 07 37
du mardi au samedi à partir de 12h

mardi, mercredi et jeudi : fermeture à 20h - vendredi : fermeture à 21h30 minimum selon les soirées - samedi : fermeture à 18h
Vernissage le samedi 8 octobre à 18h30

Andrea EICHENBERGER
Les mille briques

EICHENBERGER BD 01

« J’aime les rencontres et les échanges qui s’en dégagent. C’est ce qui a poussé la psychologue Isabelle Marseille à m’inviter à la rejoindre sur ce projet de fabrication d’une mémoire de la maison d’arrêt de Beauvais. Avec ce lieu de détention, qui a cessé de fonctionner en décembre 2015, allaient disparaître de petites histoires, banales, mineures, qui racontent la condition carcérale et différentes manières de la vivre. Histoires qu’Isabelle avait entendues le long de ses douze années de travail à la maison d’arrêt.
Avec le désir de faire sortir ces histoires de l’anonymat, de ce bloc homogénéisant qu’est la prison, avec l’envie de donner une chance à ce qui est invisible, à ce qui le deviendra peut-être encore plus avec la disparition, en France, des prisons en ville, Isabelle Marseille a voulu réunir photographies et paroles pour en donner une image et raconter comment les gens affrontent ce lieu, s’y inventent et tentent de créer des mécanismes pour qu’il devienne supportable.
C’est ainsi que je me suis retrouvée dans « les mille briques » (comme l’appellent les personnes détenues), où j’ai pu faire de nombreuses rencontres qui allaient me permettre, non seulement de construire une mémoire visuelle, mais aussi de poser des questions, par le biais de la photographie, sur la condition carcérale en France et sur la difficulté que nous avons de regarder l’autre ».

Andrea Eichenberger est née en 1976 à Florianópolis (Brésil). Diplômée en arts visuels au Brésil, elle a réalisé des études de photographie et un doctorat en anthropologie en France. Elle vit et travaille entre sa ville natale et Paris.

www.andreaeichenberger.com

Un projet de livre donne lieu à une souscription.
http://www.diaphane.org/telechargement/souscription_1000briques.pdf

Une résidence accompagnée par Diaphane




du 1er octobre au 13 novembre 2016
ESPACE SERAPHINE LOUIS
11 rue du Donjon à CLERMONT-DE-L'OISE - Tél. : 03 44 78 88 69
ouvert les mercredi, samedi et dimanche, de 14h à 18h
Vernissage : vendredi 7 octobre à 18h30

Cindy LELU
90 minutes


LELU 02 BD« L’image du football est celle du souvenir, celle d’une victoire, d’une défaite, d’un tacle mal placé, de poteaux carrés, d’un ballon en cuir gorgé d’eau impossible à soulever, du maillot enfilé dans les vestiaires, du bruit des crampons sur le carrelage du couloir qui mène au terrain, de l’entraîneur hurlant à côté du banc de touche, d’une jeune fille dans les gradins, du jambon-beurre et du paquet de chips d’après-match achetés à la buvette.
L’image du football est celle de l’archive, de l’archive de ces souvenirs, classés dans des albums qui retracent le parcours des poussins aux vétérans en passant par les U18, des feuillets jaunis par le temps dans le club-house où sont affichées fièrement les heures de gloire du club.
L’image du football est celle de la presse locale, que l’on déploie le dimanche matin, où se joue toute la chorégraphie des corps en extension, où les mots et les maux s’affrontent dans le texte.
L’image du football est celle de l’écran, celle des championnats et grandes coupes, d’un stade la nuit où le jour éclot sous les projos, des chants puissants des supporters, des tifos déployés entremêlés d’écharpes sous la fumée des fumigènes, des coupes de cheveux à la mode, des tatanes fluo, de la sueur en gros plan, du star system, des bagnoles rouges au cuir luisant.
L’image du football est celle de l’imaginaire, fait de toutes ces images, et c’est en les traversant, en les réunissant toutes à la fois que l’on retrouve la multiplicité des regards que nous portons sur ce sport. »

Cindy Lelu est née en 1985. Elle vit et travaille dans le Pas-de-Calais, près du stade Félix Bollaert. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2011.

www.cindylelu.com

Cindy Lelu a été accueillie en résidence-mission par Diaphane dans le Pays du Clermontois, dans le cadre du projet La photo bat la campagne

 



du 1er octobre au 13 novembre 2016

ESPACE SERAPHINE LOUIS
11 rue du Donjon à CLERMONT-DE-L'OISE - Tél. : 03 44 78 88 69
ouvert les mercredi, samedi et dimanche, de 14h à 18h
Vernissage : vendredi 7 octobre à 18h30

Julie MEYER
Roman de gare

MEYER 07 BD« Roman de gare » a été produit lors d’une résidence-mission proposée par Diaphane. Le travail se compose d’une série de photographies et d’une vidéo sonore donnant à voir la ligne de chemin de fer reliant Clermont-de-l’Oise à Paris.
La vidéo retrace un parcours sonore et visuel singulier. La bande son, montée à partir des témoignages de passagers, est mise en regard avec un paysage qui s’échappe. Le récit des usagers évoque le quotidien de chacun et les stratégies mises en place pour occuper le temps de transport. Un conducteur de train analyse les modifications des voies, la fermeture des usines et la désindustrialisation du bassin creillois. L’itinéraire est mis en mouvement par les voix des trajectoires personnelles.
Au fur et à mesure de l’avancement du film, on découvre le trajet sous différents prismes et à différentes saisons. Par les paroles des usagers, le film tend à dépeindre le portrait d’un territoire qui n’en est pas un : celui d’une ligne traversant une géographie rurale, industrielle, périurbaine pour achever son parcours parmi les tours du Nord parisien.
Une série de photographies est présentée en parallèle à la vidéo. Celle-ci montre l’envers du décor. Sorte de contrechamp du wagon, les images convoquent une campagne statique et silencieuse à laquelle s’oppose la vélocité du train.

Julie Meyer est née en 1982 à Strasbourg. En 2007, elle obtient le Diplôme national supérieur d’expression plastique - Option Art à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg.

www.julie-meyer.com

Julie Meyer
a été accueillie en résidence-mission par Diaphane dans le Pays du Clermontois, dans le cadre du projet La photo bat la campagne

 



LE QUADRILATÈRE - Auditorium
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS
Projection le dimanche 9 octobre 2016

FACULTÉ DES ARTS
30 rue des Teinturiers à AMIENS
Projection, date à déterminer




Susan TRANGMAR
UNFOUND  film - 23mn 42s

TRANGMAR 01 BDOn commence par identifier un lieu sur une carte. Puis on atteint ce lieu en voiture ou à pied. Une première visite coïncide avec l'arrivée d’un printemps verdoyant et fertile. Les cimetières surgissent de façon inopinée ici et là dans le paysage. Leur sérénité intime ou leur nudité brute, exposée, a de quoi bouleverser. ROSSIGNOL WOOD. SUNKEN ROAD. Pénétrer dans une de ces enceintes c’est toujours avoir l’impression de traverser une frontière. La nature florissante rôde à proximité, prête à reconquérir le terrain. GUARDS. QUEENS. GUNNERS.
Parcourir les allées, inspecter chaque pierre tombale, se sentir obligé de prêter attention à chaque nom, chaque inscription, chaque mémorial, même si cela est impossible. Plus on lit de noms, moins l'imagination est à même de donner un sens à l'ampleur de la destruction dont ils témoignent. Les noms s’entassent en un amas monstrueux de possibilités gaspillées. BITTER.
Pour certains, l’oubli est une nécessité bienvenue, le seul moyen de survivre. Pour d'autres, revenir est une obsession. L'écriture est toujours là, à disposition, pour tenter une explication, autoriser une reformulation. TRANSLATE.

Susan Trangmar est née à Brighton. Elle a travaillé pendant de nombreuses années avec l’image photographique dans une variété de médias : la photographie fixe, l’installation de projection, l’image en mouvement et le son. Elle vit et travaille à Londres, où elle est maître de conférences en beaux-arts, à Central Saint Martins UAL à Londres.

UNFOUND est publié sous forme d’un livret-DVD par Diaphane éditions.

www.susantrangmar.com UAL

Susan Trangmar a été accueillie en résidence par Diaphane en 2015-2016 dans la Somme dans le cadre du centenaire de la bataille de la Somme.

 

du 19 octobre au 19 novembre 2016
ARTOTHÈQUE DE L'AISNE / MEDIATHÈQUE DE TERGNIER
Place Lionel Lefèvre à TERGNIER - Tél. : 03 23 67 56 46
mardi, mercredi, vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h,
jeudi de 14h à 18h

samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h
Vernissage : mercredi 19 octobre à 18h


Guillaume HERBAUT
Tergnier, la cité modèle


HERBAUT 02 BDTergnier, la ville des cheminots. Raoul Dautry, ingénieur de la Compagnie du chemin de fer du Nord, avait construit après la Première Guerre mondiale une cité ouvrière pour les employés de la société. Une cité qui se voulait emblématique, un modèle d’architecture mais aussi de vie. Les logements étaient attribués selon la taille des familles et non selon le poste hiérarchique. Chaque pavillon possédait un jardin. « Tout ce qui aurait pu rappeler l’ancien coron a été banni ». Toutes les infrastructures étaient pensées pour créer un esprit de corps tourné vers l’entreprise. Les plans de la cité-jardin avaient été tracés en s’inspirant de la forme des roues de locomotive.
Tergnier était un symbole de la société cheminote idéale. La vie était rythmée par le bruit des trains arrivant au dépôt ou au centre de triage, par les sonneries appelant les cheminots au travail.
Après 1945, la cité-jardin, aux deux-tiers détruite par les bombardements américains, est reconstruite différemment. L’esprit de l’époque a changé. L’habitat pavillonnaire est abandonné, faisant place à de petits logements collectifs influencés par l’architecture de Le Corbusier.
Tergnier compte aujourd’hui 15 000 habitants. La ville est touchée de plein fouet par la crise économique. Les ateliers de la SNCF qui faisaient travailler 4 000 cheminots ne comptent plus que 600 employés, et les entreprises alentour ont peu à peu fermé. La cité-jardin n’est plus habitée uniquement par des agents SNCF. Pourtant l’esprit cheminot, celui de la solidarité et de l’entraide, résiste à la grisaille générale.

Photojournaliste, Guillaume Herbaut est né en 1970 à Paris. Son travail documentaire, plusieurs fois récompensé interroge les lieux chargés d’Histoire dont il interroge les symboles et la mémoire.

www.guillaume-herbaut.com