les photaumnales 2016

en

LOVE STORIES
Paul Ardenne,
commissaire de l'exposition
Barbara Polla,
commissaire associée



Avec des oeuvres de :

Janet BIGGS, Morgane CALLEGARI, Enna CHATON, Mat COLLISHAW, Iris CREY, Alix DELMAS, Aurélie DUBOIS, mounir FATMI, Shaun GLADWELL, Lauren FLEISHMAN, Dana HOEY, Sandra HOYN, Ali KAZMA, Adriana LESTIDO, Tuomo MANNINEN, Robert MONTGOMERY, Gianni MOTTI, Mads NISSEN, Anders PETERSEN, PIERRE et GILLES, Gérard RANCINAN, Kiah READING et Pamela ARCE, Olivier REBUFA, Rebecca RUSSO et Georges H. RABBATH, Andres SERRANO, Tejal SHAH, Malick SIDIBÉ, Mathilde TROUSSARD, Joel-Peter WITKIN.



8 octobre  - 31 décembre  2016
Inauguration le samedi 8 octobre à 14h30
LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS - Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end)
du mardi au vendredi de 12h à 18h - samedi et dimanche de 10h à 18h

fermé le 25 décembre



Love Stories, Histoires d’amour : l’édition 2016 des Photaumnales de Beauvais traitera, par la photographie, du sentiment le plus essentiel structurant les rapports humains, l’amour. Vaste sujet que celui de l’éros, sans doute, la définition même de l’amour faisant l’objet de multiples approches, de multiples évaluations.

Loin de restreindre le champ ouvert par la question amoureuse, « Love Stories », cependant, le démultiplie volontiers. Sans s’interdire les représentations traditionnelles, qu’inspirent notamment les thèmes de la passion et du lien majeur entre deux êtres, l’exposition est aussi l’occasion de se confronter à des images rendant compte de formes d’amour moins convenues, et moins souvent mises en forme photographiquement : amours déviants, de l’animal, des dieux, de soi, des proches, de la famille, sur un mode divers, réaliste ou engageant un principe de photographie mise en scène. Il résulte de ce florilège élargi du dispositif amoureux une somme de figures montrant toute la prodigalité de l’amour, liant intime mais tout autant lien social.
Paul Ardenne


 
Robert MONTGOMERY

MONTGOMERY BD 01

Robert Montgomery est un poète plasticien post-situationniste qui crée avec ses mots et ses phrases. Surgissant dans les endroits les plus inattendus (ici sur une plage du sud de la France), les lettres en flammes de Montgomery réactivent une magie oubliée par le geste purificateur de la mise à feu. L’artiste place ses oeuvres dans l’espace public, en référence à la tradition contextuelle, à toutes fins de capter l’attention du public d’une manière inattendue. Citons, parmi ses nombreuses expositions internationales, une des plus iconiques, « Echoes of Voices in the High Towers » (organisée par Neue Berliner Raume), qui a investi la ville de Berlin durant l’été 2012.

Pour LOVE STORIES, Robert Montgomery nous offre ce message, qui ouvre
l’exposition :

LOVE IS THE REVOLUTIONARY ENERGY THAT
RELIGION IS ONLY A POOR SHADOW OF
THAT LAW IS THE PANICKED PATRIARCH OF/
LOVE IS THE REAL TEMPORARY LIGHT INSIDE US
THAT SAVES US EVERY DAY FROM OURSELVES,
AND SAVES US FOREVER FROM
RELIGION AND LAW.

L’AMOUR EST L’ÉNERGIE RÉVOLUTIONAIRE
DONT LA RELIGION N’EST QU’UNE OMBRE PÂLE
ET LA LOI UN PATRIARCHE PRIS DE PANIQUE
L’AMOUR EST EN NOUS LA LUMIÈRE TEMPORAIRE
QUI NOUS SAUVE CHAQUE JOUR DE NOUS-MÊMES
ET NOUS SAUVE POUR TOUJOURS
DE LA RELIGION ET DE LA LOI.

Né en 1972 en Écosse, Robert Montgomery vit et travaille à Londres.
Diplômé de l’Edinburgh College of Art, il a participé au programme du Musée des Beaux-Arts de Houston.

www.robertmontgomery.org



 
Janet BIGGS

BIGGS BD 01Janet Biggs est connue pour ses vidéos, photographies et performances et son exploration des extrêmes géographiques comme physiques. L’artiste se plaît à montrer des êtres solitaires évoluant dans des environnements hors du commun, jusqu’aux limites du possible : une motarde éprise de vitesse, un explorateur de l’Arctique, une femme mineure de charbon, un expert en spéléologie glaciaire, mettant en évidence leur quête existentielle propre. Le travail de Janet Biggs a fait l’objet d’expositions muséales aux États-Unis et en France (MAC Lyon). Aux États-Unis, le Tampa Museum of Art (2011), le Blaffer Art Museum (2015) et le SCAD Museum of Art (2016) lui ont consacré des expositions personnelles.

Pour LOVE STORIES, Janet Biggs partage avec les spectateurs son amour pour les chevaux : « First Love ». Le cheval est pour l’artiste symbole de liberté et de contrainte, d’énergie et de désir. Passionnée d’équitation, Janet Biggs a réalisé de nombreuses performances équestres. Elle a développé avec un groupe de performeurs une danse pour chevaux et humains, exécutée ensemble.


Née en 1959 à Harrisburg (États-Unis), Janet Biggs vit et travaille à New York.
Elle est diplômée de l’École de Design de Rhode Island.

www.jbiggs.com


 
Morgane CALLEGARI


CALLEGARI BD 01Très tôt, Morgane Callegari utilise la photographie en se prenant elle-même pour modèle, composant des scènes qui se déroulent au sein d’un environnement apparemment calme, alliant photographie et stylisme, inspiré de l’univers onirique des contes pour petites filles. Tant les attitudes, les postures, les couleurs que la composition des images laissent cependant pressentir un doute quant à la perfection du bonheur dans lequel le corps semble s’inscrire. Trop de baroquisme, trop d’exubérance ? Le monde de Morgane Callegari préfère l’illusion à l’exposé cru de la réalité corporelle, sociale et existentielle.

Pour LOVE STORIES, Morgane Callegari propose ses « Jeunes filles en fleurs ». Elle nous parle de beauté, sublime ou légère, mais attention : seule l’apparence est ici bienheureuse. L’ambiguïté du propos de la jeune artiste trouve ses racines dans l’esthétique du merveilleux, pleine d’un bonheur fragile toujours à la limite de sa propre annulation par des forces obscures qu’on devine sans les voir.

Née en 1991, Morgane Callegari vit et travaille à Amiens.
Elle est titulaire d’une maîtrise en théories et pratiques artistiques de l’Université d’Amiens.

www.morganecallegari.jimdo.com

 


 
Enna CHATON


CHATON BD 01Enna Chaton, photographe et cinéaste, aborde la question de la sphère de l’intimité, en une mise à nu des sentiments et des corps, dont elle explore avec finesse la beauté érotique. La transgression est ici un jeu qui lève et complète l’interdit, sans pour autant le supprimer. Et c’est bien de ce jeu dont parle la plupart des oeuvres d’Enna Chaton. L’artiste cherche à capter les lâcher-prises, les glissements, les dérapages, l’intensité des expériences – ou quand le réseau des pulsions et le principe de plaisir ouvrent sur autant de métaphores, de signes et d’images dans nos corps. Son travail est exposé dans plusieurs collections institutionnelles en France.

Pour LOVE STORIES, Enna Chaton nous donne accès par l’image à cette ouverture des corps supposant effectivement des moments d’abandon, de présence à soi par l’autre. La suspension dudu sens et l’aveu d’une défaillance indiquent l’envers d’une jouissance à venir.

Née en 1969 à Grenoble, Enna Chaton vit et travaille près de Sète.

Elle est diplômée de l’École nationale d’arts de Paris-Cergy (DNS Expression plastique).

www.ennachaton.fr


 
Mat COLLISHAW

COLLISHAW BD 01Mat Collishaw est par excellence l’artiste du sublime. Virtuose de la beauté, tout en portant un regard critique sur la réalité du monde et sur la « corruption » (terme qui lui est cher) humaine, sur notre goût jamais assouvi pour les images et notre « passion de la victime », il instille dans toutes ses oeuvres un frisson baudelairien. Érudit de l’histoire de l’art, Collishaw emprunte des inspirations et des techniques à cette histoire qu’il n’a de cesse de revisiter : l’artiste prend et manipule les images pour nous faire rêver, tel un Maître de l’Illusion. Les oeuvres de Collishaw se trouvent dans les collections de la Tate à Londres et du Centre Pompidou à Paris.

Pour LOVE STORIES, Mat Collishaw s’inspire de Georges de La Tour, peintre lorrain du XVIIème siècle, et nous offre deux « Single Nights » dans lesquelles il redonne, par la magie de l’esthétique, une nouvelle existence, heureuse pour un instant, à de jeunes mères célibataires des quartiers défavorisés de Londres. Leur bébé dans le giron, elles rayonnent, à la lumière des bougies, à la manière caravagesque, en un clair-obscur somptueux.


Né en 1966 à Nottingham (Angleterre), Mat Collishaw vit et travaille à Londres.
Diplômé du Goldsmith College à Londres, il fait partie de la mouvance des Young British Artists.

www.matcollishaw.com


 
Iris CREY

CREY BD
Iris Crey poursuit une réflexion transdisciplinaire sur l’universalité des sentiments. En prélevant des citations iconographiques évoquant de façon allégorique des couples qui ont marqué l’histoire de l’art, Iris Crey accomplit un acte photographique sans appareil (post-photographie). Le cadrage isole un sujet pour apparier des objets parfois connexes : cible et flèche, couteau et fourchette, raquette et ballon, coquillage et téléphone... Ces emprunts désassortis sélectionnent des objets du quotidien, les élevant au rang de totems. Ils peuvent avoir appartenu aux artistes, être extraits de leurs œuvres ou représentés dans leurs portraits.


Pour LOVE STORIES, Iris Crey présente « Hors Paires », sous la forme d’une longue frise photographique. L’artiste explore, par un geste plastique de réappropriation, la relation qui a uni à un moment donné ou pour une plus longue période deux personnes : Robert Rauschenberg et Jasper Johns, Vera Mercer et Daniel Spoerri, Setsuko et Balthus, Alice Springs et Helmut Newton, Lee Miller et Man Ray, Renée Perle et Jacques-Henri Lartigue, Eliane Radigue et Arman, Georgia O’Keefe et Edward Steichen, Nancy Shaver et Haim Steinbach, Frida Kahlo et Diego Rivera ou encore Rosine Baldaccini et César.

Née en 1985, Iris Crey vit et travaille à Paris. Docteur en arts, Iris Crey a mené des recherches post doctorales au CNRS sur le rôle et le fonctionnement des représentations culturelles, artistiques et médiatiques.
 

Alix DELMAS

DELMAS BD 01Alix Delmas est photographe, vidéaste, performeuse, sculptrice. Elle a exposé notamment lors de La Force de l’art, au Grand Palais, ainsi qu’à l’Espace culturel Louis Vuitton à Paris et au Drawing Center à New York. Ses mises en scène, la configuration visuelle de ses oeuvres, son univers la rapprochent du monde du cinéma, dont elle utilise souvent astuces et accessoires. Il y a, dans ses oeuvres, des associations équivoques de plusieurs expressions de soi qu’elle parvient à fusionner en adoptant des principes surréalistes, dont souvent, par exemple, l’introduction d’elle-même dans ses propres images. Chez Alix Delmas, une construction se met en place dans l’instant, offerte au spectateur placé au seuil de plusieurs axes possibles de lecture.

Pour LOVE STORIES, Alix Delmas nous propose «Le Baiser et Persona». Embrassades ? Morsures ? Qui avec qui ? L'artiste parcourt la ligne entre l’intérieur et l’extérieur des corps, sur le mode d’une osmose entre le dedans et le dehors, entre l’un et l’autre. Deux lits roses apparaissent dans la prairie et, mêlant l’humour et l’émotion, Alix Delmas nous laisse avec le plaisir d’une énigme.

Née en 1962 à Bayonne, Alix Delmas vit et travaille à Paris.
Elle est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

www.alixdelmas.com

 



Aurélie DUBOIS

DUBOIS BD 02Aurélie Dubois est une artiste multidisciplinaire. Elle cherche, avec constance, à faire se rencontrer la création et la théorie dans ses oeuvres. Ses principales interrogations plastiques sont la sexualité et les rapports femme-homme, l’indétermination, la folie, la marginalité, l’étrange. Aurélie Dubois renouvelle l’image érotique pour éveiller notre imaginaire.

Pour LOVE STORIES, elle choisit de nous offrir une réflexion visuelle sur l’amour avec la série inédite « Aimer c’est donner ce que l’on n’a pas, à quelqu’un qui n’en veut pas », une formule empruntée au psychanalyste Jacques Lacan. La multiplicité des êtres, une certaine folie, un non-sens d’incompréhension, des désirs contrariés, la solitude sont tous mis à l’honneur par son regard.
L’artiste choisit souvent le détournement pour montrer la complicité de ses personnages dans l’étrange, dans le trouble, dans le silence de quelque chose de difficile à nommer, à définir, à dévoiler.

Née en 1975, Aurélie Dubois vit et travaille à Paris.

www.aurelie-dubois.com
 


mounir FATMI

FATMI BD 02mounir fatmi, artiste engagé, produit aussi bien des installations que des vidéos, des dessins, des peintures et de nombreuses séries photographiques. Entre deux cultures, celle de l’orient et celle de l’occident, il porte un regard critique sur l’histoire croisée qui en découle. Son oeuvre s’articule autour des questionnements concernant les pouvoirs, les autorités, la religion, la politique, l’histoire comme fondements de notre société actuelle.
Ses oeuvres ont été exposées au Centre Georges Pompidou à Paris, au Musée de Brooklyn à New York, au Mori Art Museum à Tokyo, au Musée d’Art Moderne à Moscou, au Victoria & Albert Museum à Londres.

Pour LOVE STORIES, mounir fatmi présente quatre photographies de la série « Casablanca Circles », des images du plus long baiser de l’histoire du cinéma, images qui évoquent l’amour dans un contexte politique et personnel particulier, complexe, rendant impossible l’amour. Ce qui aura inspiré fatmi, plus encore que le célébrissime baiser entre Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, c’est l’approche qu’en a faite le scientifique Frederick Soddy, qui revisita le théorème de Descartes sur la manière dont les cercles et les sphères peuvent se toucher et les tangentes qui en résultent. Comme une science du désir.

Né en 1970 à Tanger (Maroc), mounir fatmi vit et travaille à Paris.

www.mounirfatmi.com




Lauren FLEISHMAN

FLEISHMAN BD 02Lauren Fleishman est une photographe professionnelle américaine. Sa carrière commence quand son premier travail est publié dans le New York Times Magazine. Si la relation au corps est centrale dans son travail - corps de modèles, corps d’enfants obèses aux États-Unis, corps de sportifs en chaise roulante, corps d’amoureux - elle est souvent un prétexte pour raconter notre société. Lauren Fleishman est une contributrice régulière du Magazine du
Monde, du New York Times et de Time Magazine.

Pour LOVE STORIES, sont présentées des photos de la série « The Lovers », objet de sa première publication éponyme de 2015. Il s’agit d’une série de

photographies de couples ayant partagé leur vie pendant plus de cinquante ans. Le regard de Lauren Fleishman transforme des photographies de reportage en portraits intimistes, touchants, qui parlent de l’effet de la durée sur la relation interpersonnelle.

Née en 1981 à New York, Lauren Fleishman vit et travaille à Londres.
Diplômée de l’École des arts visuels de New York, elle a reçu une bourse pour étudier à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

www.laurenfleishman.com




Shaun GLADWELL

GLADWELL BD 02Pour Shaun Gladwell, le corps, ses gestes, ses extensions sont un outil de travail et font l’objet d’oeuvres vidéo, photographiques, performatives, mais aussi peintes ou dessinées. Dans le cadre de son intérêt pour le corps, l’attention portée au transgenre occupe une place non négligeable. En témoignent les vidéos « Double voyage » et « Skateboarders vs Minimalism ». Shaun Gladwell a représenté l’Australie à la 53ème Biennale d’art de Venise.

Pour LOVE STORIES, Shaun Gladwell propose un travail original, intitulé « Tripitaka », qui a fait l’objet d’une vidéo, de photographies (stills), de dessins et de poèmes : une oeuvre expérimentale consacrée à son premier amour, jeune moine héros-héroïne de la série TV culte japonaise Monkey, Tripitaka joué/e par l’actrice Masako Natsume.
L’artiste réalise son portrait sur la base de séquences d’images retrouvées, recomposées, ralenties par lui. Il recrée ce faisant l’icône qui aura personnifié, pour l’enfant qu’il était, la découverte de l’amour.

Né en 1972 à Sydney (Australie), Shaun Gladwell vit et travaille à Londres et près de Sydney. Il est diplômé de l’Université des Arts de Sydney, du College of Fine Arts de Nouvelles-Galles du Sud et du Goldsmiths College de Londres.

 

Dana HOEY

HOEY BD 01Dana Hoey utilise la caméra pour révéler des pans ambigus, souvent ignorés, de l’existence féminine, et les relations entre femmes qu’elle dépeint, au travail ou dans l’intimité, restent mystérieuses, entre complicité et agressivité. Son travail a été exposé à Paris Photo en 2012 ; la Smithsonian Institution (Washington, DC) lui a consacré une exposition personnelle, « The Phantom Sex ».

Pour LOVE STORIES, Dana Hoey présente une série de photos aux titres évocateurs : « Secretariat », « Pregnant Smoker », « Young Painter », « 3 Bodies in Grass ». Elle nous emmène dans son univers énigmatique, fascinant, plein de forces désirantes, parfois obscures. Ses photographies renversent le rôle qui est généralement accordé à la femme et que son corps est censé jouer. Dana Hoey nous permet de pénétrer l’univers mental qui s’agite et palpite derrière l’image de ces femmes protagonistes, dans des scénographies sophistiquées.

Née en 1966 à San Francisco (États-Unis), Dana Hoey vit et travaille à New York.

Titulaire d’un B.A. en philosophie de la Wesleyan University et d’un master en photographie de l’Université de Yale, elle enseigne à l’Université de Columbia.

www.danahoey.com
 


Sandra HOYN

HOYN BD 01Sandra Hoyn, photojournaliste indépendante, opère pour des ONG. Elle poursuit en parallèle ses projets photographiques personnels en se concentrant sur les questions sociales et les Droits de l’homme. En 2015, elle a reçu le prix Spécial L’OEil de la Photographie / Nuits Photographiques pour « Jenny’s Soul ».

Pour LOVE STORIES, Sandra Hoyn présente cette histoire d’amour hors du commun, « Jenny’s Soul », qui raconte la relation entre un homme (Dirk) et sa poupée de silicone (Jenny). Nous pénétrons dans la vie de tous les jours d’un

homme à l’âme solitaire qui vit dans le secret de cette relation particulière.
Sandra Hoyn réussit, sans jamais nous montrer le visage de l’homme amoureux de cette idée incarnée et en respectant pleinement ses choix, à découvrir le secret dans lequel Dirk a choisi de vivre. Une « Love Story » poignante qu’il cache pour se protéger de l’incompréhension, et que l’artiste nous amène à comprendre, mieux, à partager.

Née en 1976 à Wolfenbüttel (Allemagne), Sandra Hoyn vit et travaille à Hambourg.
Elle est diplômée de l’Université des sciences appliquées de Hambourg.

www.sandrahoyn.de
 


Ali KAZMA

KAZMA BD 02Le travail d’Ali Kazma consiste essentiellement à documenter les activités humaines en soulevant des questions fondamentales sur l’importance de l’organisation sociale et du travail. Surtout connu pour ses vidéos, Ali Kazma est également photographe. Et voilà qu’à rebours de son travail de vidéaste, entièrement centré sur l’activité humaine, il photographie des paysages et des ciels dans l’immensité desquels l’humain n’est qu’une trace.
En 2012, ce travail fait l’objet d’un solo show à Paris Photo.

Pour LOVE STORIES, Ali Kazma évoque son amour des livres. Il est l’auteur d’une série de plus de huit mille photographies de livres, de manuscrits, de reliures, de tous les métiers, les techniques et les lieux qui ont à voir avec le livre. Dans le cadre d'un projet initialement réalisé avec Céline Fribourg (Editions Take5, Genève), l'artiste parcourt l'Europe et photographie l'une de ses grandes amours : les livres. Ils "font partie de ma vie, dit-il. Je ne saurais imaginer la vie sans eux. Pour moi, ils sont essentiels à l’humanité. J’aime les livres parce qu’ils sentent bon, parce qu’ils sont à la fois assez grands et assez petits pour tenir dans mes mains et dans les tiennes. Ils sont comme un organe de mon corps. Ils sont des corps eux-mêmes. »

Né en 1971 à Istanbul (Turquie), Ali Kazma y vit et y travaille. Il est diplômé de l’Université New School à New York (maîtrise en cinéma). Il a représenté la Turquie au Pavillon Turc à la Biennale de Venise en 2013.




Adriana LESTIDO    

LESTIDO BDCourtoisie Galerie Clair, MunichAdriana Lestido est photojournaliste, et auteur de plusieurs essais et portfolios : Presas Mujeres, Madres e Hijas, lnterior, La Obra, et Lo Que Se Ve. En 2010, elle présente une rétrospective, Amores dificiles (Amours difficiles, photographies de1979 à 2007) à la Casa de America à Madrid. La photographie est, pour Adriana Lestido, un outil qui lui permet de comprendre le mystère des relations humaines.

Pour LOVE STORIES, l’artiste montre l’ensemble des treize photographies de la série « Madres et Hijas » (« Mères et Filles »). Ces photographies, aux noirs et blancs très contrastés, explorent la relation mère-fille. Ressemblance, tendresse, confrontation, amour total, le regard d’Adriana Lestido évoque la puissance d’un lien aussi singulier que celui qui se tisse au fil des ans entre fille et mère. En suscitant d’intenses émotions.

Née en 1955 à Buenos Aires (Argentine), Adriana Lestido vit à Buenos Aires et Mar de las Pampas en Argentine. Elle est diplômée à l’Institut de l’art photographique et techniques audiovisuelles en Avellaneda.
Adriana Lestido est représentée par la Galerie Clair à Munich.

www.adrianalestido.com
 


Tuomo MANNINEN

MANNINEN BD 02Tuomo Manninen est un photographe finlandais, principalement reconnu pour ses portraits de groupes, qu’il réalise depuis 1995 à travers le monde. Les images qu’il capture sont un croisement entre la photographie documentaire et la mise en scène. Ses sujets, conscients de se faire photographier, jouent un rôle actif dans la dynamique de la photographie et participent à en structurer la composition. Approche anthropologique que la sienne.
Ses oeuvres on été montrées à Arles par Harald Szeemann. Elles ornent les collections, entre autres, du MAC Lyon, du Finnish Museum of Photography à Helsinki, du Danish Museum of Photography à Odense, du Neue Berliner Kunstverein à Berlin.

Pour LOVE STORIES, Tuomo Manninen présente « Household », sa série de photographies la plus récente. On y voit représentées des familles (couples, enfants, chiens...) devant leurs habitations, toutes similaires. En réalité, ce sont les voisins de l’artiste posant avec les personnes qui leur sont les plus chères : leur « cercle d’amour ». Pour créer cette série, Manninen s’est inspiré du mot finlandais « Ruokakunta » (Household) signifiant : « ceux qui mangent dans le même frigo ».

Né en 1962 Jyväskylä (Finlande), Tuomo Manninen vit et travaille à Helsinki.

www.tuomomanninen.com
 


Gianni MOTTI

Les oeuvres de Gianni Motti sont hors cadre : une suite d’interventions ponctuelles, le plus souvent loin du monde de l’art. De la mise en scène de sa propre mort, en juillet 1989, à la revendication du tremblement de terre de Californie en 1992, Gianni Motti s’improvise génie du détournement et de l’appropriation des événements du quotidien. Il a exposé, entre autres, au Cabaret Voltaire de Zurich, et a participé à la 51ème édition de la Biennale de Venise, en 2005.

Pour LOVE STORIES, Gianni Motti nous montre « 11 septembre 2001 », une photographie représentant deux adolescents sous un olivier à San Giminiano, en Toscane. L’expression d’une douceur, d’une sérénité presque bibliques : l’olivier, le ciel bleu, la brise toscane, la jeunesse en fleurs.
Mais sur le tee-shirt jaune du garçon est écrit « Gianni Motti Assistant ».
Cela ne pouvait pas être aussi simple. Nous sommes le 11 septembre 2001, et à New York, les Twin Towers sont en train de s’effondrer. Comment le savoir, en cet après-midi ensoleillé de douceur, en pleine campagne italienne ? Comment accueillir l’amour et la réalité quand le temps, parallèlement, vous jette indûment hors de la « bulle d’amour » ?

Né en 1958 à Sondrio (Italie), Gianni Motti vit et travaille à Genève (Suisse) et dans le monde.
Gianni Motti est représenté par la Galerie Analix Forever à Genève.



Mads NISSEN

NISSEN BD 02Mads Nissen est photojournaliste et poursuit ses projets personnels en parallèle. Pendant deux ans, il a vécu à Shanghai pour documenter les conséquences humaines et sociales de la montée économique de la Chine. Il a publié deux livres, Amazonas en 2013 et De Faldne (The Fallen) en 2010 (ce second portfolio à propos de la guerre en Afghanistan). En 2014, le photographe danois a développé un projet sur l’homophobie en Russie.

Pour LOVE STORIES, Mads Nissen montre quelques extraits de ce projet développé en Russie, parlant d’amour queer et « arc-en-ciel », de la vie gay, lesbienne, bisexuelle, transgenre. Devant l’intense beauté des images et leur classicisme, on se demande avec encore plus d’acuité pourquoi et comment ces images de deux mères pour trois enfants, d’un mariage entre deux hommes ou de corps d’hommes qui font l’amour dans la pénombre restent encore si dérangeantes.

Né en 1979 à Hobro (Danemark), Mads Nissen vit et travaille à Copenhague.
Diplômé de l’École de journalisme de Danemark à Copenhague, il a reçu le Prix World Press Photo en 2011 et la bourse de la Manuel Rivera-Ortiz Fondation pour la photographie documentaire et du film en 2011.

www.madsnissen.com
 


Anders PETERSEN

PETERSEN BD 01Anders Petersen est un photographe que caractérisent sa tendresse rude et, à l’égal, sa rugosité tendre. Chez ce portraitiste attiré par les couches populaires, les déclassés sociaux et les marginaux, les images dressent un inventaire à la fois puissant et fragile de l’humanité, son unique centre d’intérêt. Photographier, pour Anders Petersen, c’est faire de la part d’ombre du moi une part de lumière. Que Petersen cadre au près ou qu’il cadre large, il y a toujours quelqu’un dans ses images, serait-il un anonyme voire, hors du registre de la « famille humaine », un animal… À chacun, le grand photographe suédois offre la possibilité d’« être », d’un point de vue ontologique.

Pour LOVE STORIES, Anders Petersen offre à nos regards une série de photographies récemment montrées à la Bibliothèque nationale de France à Paris, série qui évoque la philia plus que l’éros. L’artiste ne s’approprie pas ses sujets. Plutôt, il les approche amicalement à cette fin, leur redonner une existence par l’image de nature à faire grandir leur être pour qui sera confronté à leur spectacle visuel.

Né en 1944 à Solna (Suède), Anders Petersen vit et travaille à Stockholm.
Il a étudié la photographie avec Christer Stromholm, cofondé SAFTRA, le groupe de photographes de Stockholm, avec Kenneth Gustavsson, et a été directeur de l’École de la photographie et du film de Göteborg.

www.anderspetersen.se
 


Pierre et Gilles

PIERREGILLES 01 BDAmour défunt (Sylvie Vartan et Johnny Haliday), 2007Dès 1977, la méthode des duettistes est fixée : Pierre photographie, Gilles retouche la photo obtenue à la peinture. Glamour, kitsch, mélange d’esthétique populaire finement sexualisée, glorification en douceur de l’homosexualité, du corps métamorphique, célébration du transgenre : toujours avec raffinement. L’oeuvre du duo a fait l’objet de grandes expositions à la Maison européenne de la photographie et au Jeu de Paume à Paris, ainsi qu’au New Museum de New York.

Pour LOVE STORIES, Pierre et Gilles présentent trois photos : le créateur Rick Owens et Michèle Lamy en version « Orphée et Eurydice » ; une « Sainte Barbe » où la religieuse, version princesse de comptine, tient en mains, non pas sa plume de paon, mais un crucifix-baguette magique ; dans une ambiance romantique, au clair de lune d’une ville industrielle, l’« Amour défunt » éternise le couple inoubliable de la chanson française, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Toute une iconographie populaire mêlée de magie dans un monde de réconciliation et d’amour.

Pierre et Gilles est le pseudonyme du couple d’artistes français formé par Pierre Commoy, né en 1950 à La Roche-sur-Yon, et Gilles Blanchard, né en 1953 au Havre. Ils vivent et travaillent à Paris. Ils sont lauréats du Grand Prix de la Photographie (1993).
Pierre et Gilles sont représentés par la Galerie Daniel Templon, Paris-Bruxelles.
 


Gérard RANCINAN

RANCINAN BD 02Considéré comme l’un des grands photographes français d’aujourd’hui, Gérard Rancinan se définit lui-même comme « un témoin éveillé des métamorphoses de l’humanité ». Autodidacte, il devient en 1971 le plus jeune photojournaliste de France.
En 2009, les photographies de Gérard Rancinan, mises en scène qui caricaturent jusqu’à l’absurde notre monde contemporain, se retrouvent au Palais de Tokyo ; et en 2012, à la Triennale de Milan.

Pour LOVE STORIES, les « Baisers » que photographie Gérard Rancinan, s’ils relèvent de la « photographie mise en scène » devenue sa spécialité, n’en restent pas moins liées à la photo documentaire, celle qui nous informe sur le réel au rythme des événements qui font l’Histoire grande et petite. Deux policiers s’embrassent. Deux jeunes femmes nues s’embrassent. Éloge de l’homosexualité, du désordre, dans une optique de redistribution des cartes de
la morale ? Pas du tout. S’aimer, quand l’on est du même sexe, c’est quelque chose qui existe. A quoi bon le nier ? On s’embrasse parce que l’on s’aime, parce que l’on veut confondre son propre corps dans celui de l’autre, l’être aimé. Peu importe dès lors qui la photographie représente. Il lui suffit de venir incarner l’amour.

Né en 1953 à Talence, Gérard Rancinan vit et travaille à Paris, au Cap-Ferret et en Californie.

www.rancinan.com
 


Kiah READING et Pamela ARCE

READING ARCE BD 01Kiah Reading a reçu le prix du Australia Council for the Arts en 2015 et il a participé à des résidences au Pérou et en Turquie. Cet artiste crée une hybridation entre objets physiques et expériences, il s’intéresse aux désirs, aux comportements, aux systèmes sociaux, à la communication entre les êtres humains.
En 2014, Pamela Arce a gagné le Lima’s Young Contemporary Art Award. Sa signature : combiner sculpture et installation sonore, pour engendrer des oeuvres perceptives pouvant devenir des catalyseurs d’émotions et de connaissance.

Pour LOVE STORIES, Kiah Reading et Pamela Arce présentent « In each other’s lectures», une réalisation conçue à quatre mains pendant une résidence à Istanbul, qui se compose de trois versions de quarante livres. En 2013, un des deux artistes trouve une collection de quatre cents photos d’une femme turque, prises entre 1971 et 1973 – une femme à l’évidence bien-aimée de son photographe. De quoi constituer, pour les deux artistes, une invite à élaborer comment ces deux personnes, le photographe et la femme photographiée, tissaient leurs souvenirs. Tout à la fois un objet d’étude, une enquête, un collage, sur fond de voyeurisme, de cristallisation des sentiments de mortalité ou de nostalgie. Et une opération de sauvetage du passé.

Kiah Reading est né en Australie, il vit et travaille à Brisbane.
Pamela Arce est née à Lima au Pérou, où elle vit aujourd’hui.

www.kiahreading.com
www.pamela-a.com
 


Olivier REBUFA

REBUFA BD 01Olivier Rebufa se fait connaître dès 1989 en recourant à cette pratique
plastique hybride, devenue sa signature artistique : intégrer son autoportrait photographique à des univers miniatures reconstitués, et s’y entourer de poupées, de figurines, de jouets ou de maquettes. Ses oeuvres sont présentes, entre autres, dans les collections du Fonds national d’art contemporain, des Rencontres internationales de la photographie d’Arles et du Fonds de la Maison européenne de la photographie à Paris.

Pour LOVE STORIES, Olivier Rebufa est présent avec une de ses ironiques mises en scène, assimilant la création à une forme virtuose de l’amour. Dans chaque image, l’artiste s’expose avec une poupée Barbie. Exactement comme si c’était en vrai. Son rôle n’est pas le moindre : celui du « surmâle », aurait dit Alfred Jarry. « Poupée, ici ! » Olivier Rebufa, dans ses photomontages joue de tous les registres de la séduction, en artiste-héros étreint du désir d’être causa sui, « cause de soi-même », individu décidant de tout et contrôlant avec maestria sa vie affective. Sa présence obsessionnelle dans ses photographies équivaut en fait à un appel pas si tendre - être vu et aimé, avec en filigrane la nostalgie d’un amour qui, celui-là, serait vrai, le grand amour.


Né en 1958 à Dakar (Sénégal), Olivier Rebufa vit et travaille à Marseille.
Olivier Rebufa est représenté par la Galerie Beaudoin Lebon à Paris.
 


Rebecca RUSSO et Georges H RABBATH

RUSSO RABBATH BD 01Rebecca Russo est la fondatrice et présidente de la Fondation Arte Scienza Videoinsight® et du Centre Videoinsight®. Elle est diplômée en psychologie clinique et spécialisée en psychothérapie relationnelle. Elle est l’inventeur de l’utilisation de la vidéo d’art dans le diagnostic et le traitement des affections psycho pathologiques.
Georges Henri Rabbath, avec qui travaille Rebecca Russo, est un photographe basé à Beyrouth.
La vie, selon Rebecca Russo, est art, et l’art est vie.

Pour LOVE STORIES, le duo Russo-Rabbath propose le projet « Wake Up in Beirut », une oeuvre obsessionnelle de construction d’une image désirable de soi. Si la vie est art, dit Rebecca Russo, alors chaque instant de l’existence peut être une oeuvre d’art. Avec le photographe Georges Henri Rabbath, elle se lance ainsi, avec ingénuité, témérité et délicatesse, dans une documentation artistique de ses journées à Beyrouth. Résultat ? Huit cents clichés d’elle par jour, pris par Georges Rabbath au Leica ou avec un Fuji. Selon Rebecca Russo, la quantité de photographies journalières était importante pour créer une vraie confusion entre art et vie. Entre narcissisme et dévouement, aussi. L’amour de soi, pour aimer l’autre, peut-être.
 


Andres SERRANO

SERRANO BD 01Andres Serrano présente sa première exposition importante en 1985. Son travail photographique se focalise d’emblée sur les problèmes sociaux et les questions liées au sexe et à la religion.
Ses oeuvres sont présentes au CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, au Huis Marseille d'Amsterdam, au Musée Reina Sofia à Madrid, au Whitney Museum of American Art de New York, dans les
Instituts d’Art Contemporain de Chicago et de Boston, dans les collections de la Maison européenne de la photographie (Paris) et du MoMA (New York).

Pour LOVE STORIES, sont présentées des photographies appartenant à l’une des plus mémorables séries d’Andres Serrano, « History of Sex ». Lors de sa présentation dans les années 1990, « History of Sex » ne fit pas scandale, ou si peu, en dépit de la crudité froide des scènes sexuelles qui y sont représentées (ondinisme, fisting, zoophilie…). Lassitude de la répression des moeurs. Que montrent les images ? Que le corps a ses nécessités sexuelles, et que celles-ci produisent du plaisir, à plus forte raison quand l’amour est de la partie. Ce qui détermine le bonheur, à rebours du romantisme, est la corporéité de chacun vécue dans la plénitude de ses fantasmes et de ses attentes, et que vient combler, au bénéficie de ce chacun, un partenaire attentif et serviable. Le sexe c’est aussi l’amour, n’importe quel sexe, n’importe quel amour.

Andres Serrano vit et travaille à New York, où il est né en 1950. Il est diplômé du Brooklyn Museum Art School de New York.

www.andresserrano.org
www.nathalieobadia.com
 


Tejal SHAH

SHAH BD 01Tejal Shah est une plasticienne contemporaine qui utilise la vidéo, la photographie et l’installation. Son travail est principalement centré sur des questions de genre, de sexualité, de religion, et notoirement à tout ce qui renvoie aux interrelations entre les humains mais aussi les femmes. En 2003, elle cofonde et organise en Inde Larzish, le 1er Festival international de film sur la sexualité et la pluralité des genres. En 2013, elle est présente à la dOCUMENTA 13 avec la vidéo « Between the Waves ». Elle utilise une approche
féministe et queer pour questionner la vérité de l’Histoire. Dans la vidéo « I Love My India » (2003), elle investigue l’ignorance du génocide contre la minorité musulmane au Gujarat en 2002.

Pour LOVE STORIES, Tejal Shah présente une photographie unique intitulée « The barge she sat in, like a burnished throne / Burned on the water », de la série « Hijra Fantasy », qui explore les désirs des Hijras. Le Hijra est un individu asexué ou bisexué, considéré en Inde avec considération et défiance.
Tejal Shah rappelle la fragilité sociale dans laquelle se trouve cette communauté ancestrale, en pointant sa beauté rayonnante.

Née à Bhilai en Union indienne en 1979, Tejal Shah vit et travaille à Bombay.
Elle est diplômée de l’Art Institute de Chicago et du Bard College de New York.

www.tejalshah.in 



Malick SIDIBÉ

SIDIBE BD 01Nuit de Noël (Happy Club)Malick Sidibé, surnommé « l’oeil de Bamako », est un photographe connu pour ses images en noir et blanc retraçant la vie et la culture exubérante de Bamako, sa ville, entre les années 1950 et 1970, celle le plus souvent des jeunes. Le photographe sera de toutes les fêtes, de celles qui s’éternisaient jusqu’à l’aube au son envoûtant de la kora. Son champ d’action ? La jeunesse endimanchée et insouciante, les zazous friands de twist, de rock et autres danses...
Les travaux de Sidibé font partie de nombreuses collections publiques, entre autres le Musée d’Art Moderne et le Metropolitan Museum of Art de New York, ou encore le Getty Museum de Los Angeles. En 2007, il a reçu le Lion d’or pour sa carrière, lors la 52ème Biennale de Venise.

Pour LOVE STORIES, les danseurs présentés par Malick Sidibé paraissent intouchables dans leur bulle de complicité en mouvement. Élus pour danser, prêts à accueillir l’autre. Ils semblent nous dire, de par leurs pas légers, parfaitement accordés, de par leurs sourires aussi, qu’aimer c’est laisser l’autre dans sa liberté d’être et faire don de soi à l’autre. Les pas de l’un se glissent dans les pas de l’autre.

Né en 1936, Malick Sidibé est mort en 2016 au Mali où il vivait et travaillait.
Il est représenté par la Galerie MAGNIN-A à Paris.
 

Mathilde TROUSSARD

TROUSSARD 01 BDQuestionnant les sentiments féminins, Mathilde Troussard collabore avec le magazine Victoire, et depuis 2013, avec Psychologies magazine Belgique. Elle a réalisé sa première exposition personnelle à Paris en 2014.
Mathilde Troussard partage son temps entre la photographie artistique, la réalisation de documentaires et la pédagogie. Très jeune, elle est intéressée par la scénographie, le stylisme et les arts vivants. L’humain est au coeur de son travail, mis en scène dans des univers poétiques auxquels elle intègre la décoration, magnifiant avec fraîcheur les lieux investis.

Pour LOVE STORIES, Mathilde Troussard présente la série « Waiting for Him ». Par ses mises en scènes décalées, l’artiste nous fait plonger dans une dimension enfantine, ludique et ironique : les femmes au centre, des femmes en attente de leurs Ken, de leurs princes amoureux dans un style drôle, frais, acide.

Née en 1982, Mathilde Troussard vit et travaille à Bruxelles. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Rennes et d’Angers en 2006 et obtient en 2008 une agrégation en arts visuels et de l'espace à La Cambre à Bruxelles.

www.mathildetroussard.be



Joel-Peter WITKIN

WITKIN BD 01La carrière de Joel-Peter Witkin commence en tant que photographe pendant la guerre du Vietnam, entre 1961 et 1964. Witkin devient ensuite le photographe officiel de City Walls Inc. Les thèmes sombres de son travail, la mort et les cadavres sont inspirés par son vécu personnel de photojournaliste. Ses photographies ont été largement exposées, entre autres au Museum of Modern Art, à New York, au Centro de Arte Reina Sofia Museum de Madrid, à la National Gallery of Canada à Ottawa et à la Bibliothèque nationale de France à Paris.

Pour LOVE STORIES, Joel-Peter Witkin expose « Le baiser », une photographie de 1982. Un baiser exceptionnel : deux têtes d’hommes s’embrassent. Deux têtes sans corps, saisissantes, vieilles, décharnées, dans l’au-delà déjà ?
Sont-ils deux d’ailleurs ? Un seul, où l’un embrasse son double ? En filigrane : quels sont les sentiments déclenchés en nous par la vue d’un baiser irrévocable ?

Né aux États-Unis en 1939, Joel-Peter Witkin vit et travaille à Albuquerque au Nouveau-Mexique. Il a étudié la sculpture à l’Université de Columbia (BFA en 1974) et a obtenu une maîtrise à l’Université du Nouveau-Mexique en 1986.
Joel-Peter Witkin est représenté par la Galerie Beaudoin Lebon à Paris.
 

 

 

en

Un partenariat DIAPHANE/ALLIANCE FRANÇAISE/HONG KONG INTERNATIONAL PHOTO FESTIVAL

2016 new AFlogohkipf recadre

avec le soutien
du Arts Development Fund of Home Affairs Bureau, Gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong

et du
  hkadc
Le Hong Kong Arts Development Council encourage pleinement la liberté d'expression artistique. Les idées et les opinions exprimées dans l'exposition n'engagent en aucun cas la responsabilité du Conseil.


LOVE HONG KONG
La photographie hongkongaise (1950-2015)

commissariat : Ann Mak et Fred Boucher


Avec des oeuvres de :
HO Fan, CHAK Wai Leung, YAU Leung, LAU Ching Ping, Vincent YU, WONG Wo Bik, Dan LEUNG, Eason TSANG, LAU Wai



8 octobre - 31 décembre 2016
Inauguration le samedi 8 octobre à 14h30
LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS - Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end)
du mardi au vendredi de 12h à 18h - samedi et dimanche de 10h à 18h

fermé le 25 décembre



HO Fan 何藩

HOFAN BD 01Courtoisie Ho Fan et Blue Lotus GalleryC’est son amour du petit peuple de Hong Kong qui rend son oeuvre aussi intensément humaine. Comme il le dit lui-même : « J’aime Hong Kong et j’aime les Hongkongais ». Il n’a jamais essayé de créer une collection historique des monuments et bâtiments de la ville, il a au contraire voulu capturer l’âme de Hong Kong, les épreuves et la résilience de ses habitants.

Surnommé le « Cartier-Bresson de l’Orient », Ho Fan attendait patiemment le « moment décisif », très souvent la collision de l’inattendu, cadré sur un arrière-plan de texture et construction géométriques brillamment composé. Son approche se basait sur le renforcement scénique de la vie quotidienne par l’utilisation du contre-jour ou la combinaison de fumée et de lumière. Il affectionnait particulièrement les rues, les allées et les marchés au crépuscule.

Ho Fan (1931 - 2016), surnommé « le grand maître », est devenu l’un des photographes de rue les plus reconnus d’Asie pour son oeuvre sur le Hong Kong des années 50 et 60. Il a reçu plus de 300 récompenses et prix pour ses travaux.
 

CHAK Wai Leung 翟偉良

WAI LEUNG BD 03Courtoisie Chak Wai LeungLes habitants de Hong Kong sont de plus en plus conscients de la nécessité de protéger les reliques culturelles, leurs mémoires collectives étant un sujet de discussion important. Pour les anciens, elles servent de jalons ponctuant leurs expériences ; pour les jeunes, elles donnent un aperçu sur les pas de leurs ancêtres, aussi lointains et hors de propos qu’ils peuvent apparaître.
Les mémoires collectives ne sont pas uniquement des bâtiments pertinents sur un plan historique - elles capturent un moment dans l’histoire de notre société et des gens, alors que les travailleurs peinent à leurs tâches, que les industries fluctuent, et que les outils, les vêtements, les articles et les chiffres se fondent dans le passé.
Ils s’attendrissent sur ce qui était autrefois et expérimentent les difficultés et les efforts de la société passée, appréciant mieux ainsi le progrès moderne avec un espoir plus intense pour l’avenir.
Chak Wai Leung est né à Dongguan, dans la province de Canton, en 1942. Il a fait ses débuts dans la photographie quand il n’était encore qu’un enfant. En dehors du travail et des excursions photographiques à l’étranger, il aime travailler dans sa chambre noire chez lui, à développer des films monochromes et couleurs.
Ses oeuvres peuvent être vues au Musée du Patrimoine de Hong Kong.

L’histoire disparaît comme la fumée dans le vent,

Les souvenirs sur les photos, par chance, ne flétrissent pas.
Transformant les îles en villes imposantes, dans nos esprits,
Leurs efforts passés n’auront pas de fin.



YAU Leung 邱良

LEUNG BD 02Courtoisie Yau Leung et Sylvia NgLes photographies de Yau Leung transcrivent la vie à Hongkong dans les années 60 et 70. Ces lieux l’ont vu naître et vivre. Ses images à la fois vivantes et malicieuses reflètent toutes sortes de situations de la vie quotidienne dans la société hongkongaise de l’époque. Elles capturent la vie des couches populaires avec une exaltation sobre et distinctive.
Ces images sont des détails historiques du « vivant », elles reflètent une époque.
Elles nous permettent de savourer un temps révolu, de ressentir la splendeur passée de cette vie et de ces scènes lointaines.
Les images sont remplies d’une attention et d’une contemplation humanistes. Elles nous emportent dans un autre monde spatio-temporel, comme le retour au pays d’un voyageur après des années d’absence. Face à ces images lointaines, nous avons l’impression de reconnaître des parents ou des amis.


Né à Hong Kong en 1941, Yau Leung est considéré comme l’un des photographes
documentaires les plus éminents et les plus accomplis de Hong Kong. En parallèle de son travail comme photographe pour des studios, et comme éditeur pour des magazines
de photographie, il a continué son projet de vie qui était de photographier Hong Kong jusqu’au jour de son accident et sa mort prématurée en 1997.



LAU Ching Ping 劉清平
Last Glimpse of Hong Kong

CHINGPING BD 02Courtoisie Lau Ching PingL’air est si mince que nous ne pouvons pas le voir, mais nous savons qu’il est là. De même, nous comprenons que l’air de la ville incarne son esprit - invisible, mais dans sa plus réelle expression.
Au cours des 16 dernières années, depuis son retour sur le continent, Hong Kong a connu de nombreux tourments exceptionnels, chacun apparaissant comme la fin du monde aux yeux de la population locale.
Le système de nomination politique, l’enseignement de la langue maternelle, la crise financière asiatique, les épidémies de SRAS, les manifestations du 1er juillet, l’effondrement de Lehman Brothers, les turbulences financières, la question des droits de la HSBC, la grippe aviaire, l’éducation nationale, la qualité de l’air, la pollution urbaine...
Si quelque chose s’est vraiment terminé, ce ne fut pas le monde, ce fut l’esprit du peuple de Hong Kong - invisible, introuvable, disparu de nos coeurs.
Si je témoigne de la fin de Hong Kong, disparaissant dans une mer de blanc, je souhaite à tous ses habitants de se lever une dernière fois, et de vivre intensément les jours restants. Nous devrions donner à cette ville du sud de la Chine un dernier adieu sincère ».

Lau Ching Ping est un photographe, designer, éducateur et écrivain basé à Hong Kong. Il est un membre du comité de rédaction du magazine d’art Dislocation Photography, participe au Festival International de Photographie de Hong Kong, et a donné des conférences à temps partiel à l’Université Chinoise de Hong Kong, à SPACE de l’Université de Hong Kong et pour le Programme Lumenvisum.
 

Vincent YU 余建偉
Mc Refugees in Hong Kong

YU BD 01AP Photo/Vincent YuAprès la mort d’une femme sans-abri dormant dans un McDonald ouvert 24 heures sur 24, une large attention a été accordée aux « McRefugees ». Les « McRefugees » sont des gens qui dorment nuit après nuit dans les restaurants McDonald, incapables de payer un loyer trop élevé. Pour les personnes sans-abri avec nulle part où aller, les restaurants McDonald sont devenus l’un des rares endroits propres, sûrs et gratuits où trouver refuge.
McDonald a déclaré que « toute personne de la société est la bienvenue chez McDonald, et à tout moment » et a exprimé sa douleur après le décès récent de cette femme, en déclarant que « plus de soins et d’attention » devraient être donnés aux clients la nuit, pour s’assurer qu’ils reçoivent un bon service.
Étant donné les prix élevés des loyers à Hong Kong et la mauvaise qualité de  l’environnement, une enquête a révélé qu’il y a maintenant 1 614 personnes sans-abris sur le territoire, qui marque une augmentation de 14 % depuis 2013 ; et environ 256 personnes dorment toutes les nuits dans des restaurants fast-food ouverts la nuit.

Vincent Yu est né à Hong Kong en 1964. Photographe de l’Associated Press, il couvre les événements critiques de l’actualité pour la région Asie-Pacifique.

Beaucoup de ses oeuvres sont présentées dans la collection du Musée du Patrimoine de Hong Kong.
 

WONG Wo Bik 王禾璧
The Disappearance of "Lai Yuen Amusement Park", 1997

WOBIK BD 02Courtesy Wong Wo BikAux yeux d’un enfant, le parc d’attraction Lai Yuen apparaît comme un grand jardin. Mais une nouvelle visite en mai 1997 m’a révélé sa démolition imminente. Le but de mes photographies n’est pas de présenter le site ou de rechercher la nostalgie, mais de laisser une impression sur les visiteurs. Ce sont des récits personnellement perçus, des fragments
immortalisés dans l’image pour toujours ».

Wong Wo Bik est titulaire d’une maîtrise en Arts de l’American Academy of Arts. En 1993, elle a remporté le prix « Top 6 Outstanding Female Artists » de l’Association des Femmes de Hong Kong. Ses oeuvres peuvent notamment être vues au Musée d’art de Canton et au Musée du patrimoine de Hong Kong.



Dan LEUNG 梁譽聰
Blitz

DANLEUNG BD 01Courtoisie Dan LeungGénéralement, nous identifions une personne par sa photo d’identité. Dans cette série, c’est le flash qui construit l’identité d’un petit personnage qui semble comme échappé de la ville bruyante à la recherche de son propre chemin.

La structure du mot chinois « Blitz » (閃) présente le caractère « personne » (人) se tenant à l’intérieur du caractère « porte » (門). Cela illustre pour moi la relation et les sentiments que j’entretiens avec la ville.

Le mot chinois « Blitz » a aussi un sens photographique. Il désigne le flash qui surgit de l’appareil lorsqu’on appuie sur le bouton et qui semble donner une valeur unique à la zone éclairée. Dans cette série, la cible que je souhaite mettre sous le flash est ce petit personnage qui se tient au milieu de la porte (閃) ».

Dan Leung a obtenu sa licence d’Art avec distinction honorifique à l’Institut d’Art de Hong Kong et à l’Institut Royal de Technologie de Melbourne, avec une spécialisation en photographie. Il vit et travaille à Philadelphie.

 



Eason TSANG 曾家偉
Objectivity and Subjectivity

TSANGKAWAI BD 02Courtoisie Eason Tsang et Blindspot Gallery

Landmark (Point de repère)
Dans cette ville densément peuplée, les bâtiments ne peuvent que s’élever. Et dans ce paysage urbain sans cesse croissant, Eason Tsang a trouvé quelques repères imprévus.

New Landmark (Nouveau Point de repère)
La collection « New Landmark » s’est développée après la série « Landmark », déplaçant son point de vue artistique loin de la découverte des gratte-ciel comme points de repère pour s’appliquer à démontrer leurs conditions à différentes périodes et les événements qui se produisent entre chacune de ces périodes.

Rooftop (Sur le toit)
Les toits sont des lieux publics et privés. Du haut d’une terrasse sur un toit, Eason Tsang capture la forme et les activités des autres toits inférieurs se trouvant autour de lui.

Né à Hong Kong en 1986, Eason TSANG est diplômé en 2013 de l’École des médias créatifs de l’Université City de Hong Kong. Il a remporté le Prix de l’Art Contemporain de Hong Kong en 2012 pour son travail « Rooftop » (Sur le toit). Ses oeuvres sont présentées dans la collection du Musée du Patrimoine de Hong Kong. Il vit et travaille à Hong Kong.




LAU Wai 劉衛
This (de 2012 à aujourd’hui)
Album (de 2014 à aujourd’hui)

LAUWAI BD 03Courtoisie Lau WaiDepuis le début, l’appareil photo est pour moi un outil pour communiquer avec mes parents et notre environnement.
J’ai réalisé que « ma maison » m’était en fait un lieu à la fois familier et étranger. Je n’avais pas une bonne connaissance de ce que mes parents avaient vécus avant qu’ils ne s’établissent dans cette ville, Hong Kong, ni des raisons qui les avaient conduits à s’installer « ici » pour fonder notre foyer. Ce que je savais néanmoins, c’est que l’histoire ne commençait pas seulement avec mes parents, mais aussi avec la génération précédente.

Avec mon appareil photo, je me suis plongée dans leur passé et ai retracé les souvenirs de leur ville natale et des lieux qui les ont marqués. Dans le même temps que j’ai tenté de découvrir l’histoire méconnue de notre famille à travers les albums de famille.

Cela m’a permis de non seulement mieux comprendre mes parents et le rapport entre le présent et le passé, mais aussi d’adopter une nouvelle manière de comprendre et de poursuivre l’histoire de nos 3 générations. »

Lau Wai est née en 1982 à Hong Kong, ville où elle réside et travaille. En 2007, elle a obtenu la licence des Beaux-Arts de l’Université Goldsmiths de Londres.

 

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LOVE STORIES
Paul Ardenne,
Invited Curator
Barbara Polla,
Associated Curator
8 October -31 December 2016

Opening on Saturday 8 October at  2.30 pm

LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS - Phone : 0033 344 15 67 00 (week) / 0033 344 15 30 30 (week-end)
from Tuesday to Friday, 12am-6pm - Saturday and Sunday, 10am-6pm

closed on 25 December

This 2016 edition of the Photaumnales, placed under the sign of love, desires to be generous. Just as love feeds and thrills us, the loves related in “Love Stories” nourish and enliven us. Here, photography is the index of multiple amorous events, of multifarious amours. As you might expect: after all, love—the archer—is blind.
“Love Stories” ventures into a realm of love without borders—with uncalculating openness. Because we no longer need to distinguish between forms of love; we no longer need to assign love a quality, to inscribe it in hierarchies like the ones bequeathed by idealism tainted with moralist propaganda, which casts down carnal love and raises up agape, the love we lavish on the divine. Instead, our guiding principle will be the amorous mechanism, the principle of attraction, the flux that engenders attachment, instilled by nature in all its creatures, conscious or not. Bodies (like the atoms of which they are constituted) live by movement, between the mechanism of necessity and the activation of sensorial flows. This sometimes-unifying movement is what we mean by “love”, to simplify what is a complex reality. What matters here is instinct, drive, feeling—not what draws the drive, not the object of the feeling. Love is a sensation first, becoming a concept only afterwards.

Paul Ardenne and Barbara Polla

With:
Janet Biggs, Morgane Callegari, Enna Chaton, Mat Collishaw, Iris Crey, Alix Delmas, Aurélie Dubois, mounir fatmi, Shaun Gladwell, Lauren Fleishman, Dana Hoey, Sandra Hoyn, Ali Kazma, Adriana Lestido, Tuomo Manninen, Robert Montgomery, Gianni Motti, Mads Nissen, Anders Petersen, Pierre et Gilles, Gérard Rancinan, Kiah Reading and Pamela Arce, Olivier Rebufa, Rebecca Russo and Georges H. Rabbath, Andres Serrano, Tejal Shah, Malick Sidibé, Mathilde Troussard, Joel-Peter Witkin.

 


 
Robert MONTGOMERY

MONTGOMERY BD 01Robert Montgomery is a post-situationist visual poet and artist who creates with his words and phrases. His letters in flames, which arise from the most unexpected places, (here on a beach in the south of France) revive a forgotten magic by the purifying act of being set afire. In reference to the contextual tradition, the artist places his work in public space in order to capture public attention in a surprising way. Among his numerous international exhibitions, one of the most iconic is “Echoes of Voices in the High Towers”, which was organized by Neue Berliner Raume and shown in the city of Berlin during the summer of 2012.

For LOVE STORIES, Robert Montgomery offers us this message, which opens the exhibition:

LOVE IS THE REVOLUTIONARY ENERGY THAT
RELIGION IS ONLY A POOR SHADOW OF
THAT LAW IS THE PANICKED PATRIARCH OF/
LOVE IS THE REAL TEMPORARY LIGHT INSIDE US
THAT SAVES US EVERY DAY FROM OURSELVES,
AND SAVES US FOREVER FROM
RELIGION AND LAW.

Born in 1972 in Scotland. Works and lives in London.
Graduated from the Edinburgh College of Art, he has participated in the program of the Museum of Fine Arts in Houston.

www.robertmontgomery.org



 
Janet BIGGS

BIGGS BD 01Janet Biggs is known for her videos, photographs, and performances which explore extreme geographies. She highlights the existential quests of those who evolve from such environments, who reach to the limits of what is possible: a speed-loving biker, an Arctic explorer, a coal miner, a glacier specialist. The work of Janet Biggs has been the subject of museum exhibitions in the US and in France (MAC Lyon). Of her exhibitions in the US, her works have been shown in solo-exhibitions at the Tampa Museum of Art (2011), the Blaffer Art Museum (2015), and the SCAD Museum of Art (2016).

For LOVE STORIES, Janet Biggs shares with the spectator her love of horses: First Love. For the artist, the horse is a symbol of freedom and constraint, of energy and desire. A passionate rider, Janet Biggs has done numerous equestrian performances. With the help of a group of performers, she has developed a dance for horses and humans—executed together.

Born in 1959 in Harrisburg, NY. Works and lives in New York.
Graduated from the Rhode Island School of Design (US).

www.jbiggs.com


 
Morgane CALLEGARI


CALLEGARI BD 01Morgane Callegari combines the disciplines of photography and style, framing herself as the subject of her work. In scenes that take place in a seemingly calm environment, she draws her inspiration from the dreamlike world represented in fairytales. Yet all of the attitudes, postures, and colors that saturate the composition cause us to doubt the perfectness within which the body seems to fit in the scene. Perhaps it is an excess of Baroquism, of exuberance. The world that Morgane Callegari creates prefers illusion to the raw reality of body, society, and existence.

For LOVE STORIES, Morgane Callegari offers her Young girls in flowers, speaking to us of beauty, exquisite or mild—but only on the surface. The ambiguity in the work of the young artist is rooted in the aesthetics of the marvelous, ripe with a fragile happiness, always at the edge of its own destruction. Bright photographs where dark forces lurk, sensed but unseen.

Born in 1991 in l’Alpe D’Huez, France. Works and lives in Amiens.
Master's Degree in Artistic Theory and Practice from the University of Amiens.

www.morganecallegari.jimdo.com

 


 
Enna CHATON

CHATON BD 01By exposing both feelings and the body, photographer and filmmaker Enna Chaton explores the question of the sphere of intimacy with finesse and erotic beauty. Transgression becomes a game that raises and supplements the forbidden without deleting it. Indeed, this game is the subject of most of Enna Chaton's works. The artist seeks to capture the moment of letting-go, of slipping, the intensity of the experience.
Her work is found in many public collections in France.

For LOVE STORIES, Enna Chaton gives us access to the image of the opening of the body, which effectively assumes moments of abandonment—the self in the presence of another. The suspension of sense and the admission of a breakdown, leading towards the promise of future enjoyment.

Born in 1969 in Grenoble, France. Works and Lives near Sète.
National Postgraduate degree in Visual Arts from the National School of Arts in Cergy-Pontoise.

www.ennachaton.fr


 
Mat COLLISHAW

COLLISHAW BD 01Mat Collishaw is a quintessential artist of the sublime. A virtuoso of beauty, he also depicts the harsh reality of the world, of human “corruption”, a term that is dear to him. A critic of our never-sated taste for images and our “passion for the victim”, he instils in all of his works a Baudelairean thrill. Scholar of art history, Collishaw borrows inspirations and techniques from the past, which he never ceases to revisit: taking and manipulating images that allow us to dream, like a Master of Illusion. The works of Collishaw are among the collections of the Tate Modern in London and the Centre Pompidou in Paris.

For LOVE STORIES, Mat Collishaw draws inspiration from George La Tour, Lorraine painter of the 17th century. He offers us two of his Single Nights, in which he gives, through the magic of aesthetics, a new existence—a moment of happiness—to young single mothers in deprived neighborhoods in London. Their baby on their lap, they radiate in the candlelight, Caravaggesque, in a sumptuous half-light.

Born in 1966 in Nottingham, England. Works and lives in London.
A graduate of Goldsmith College in London, he is a part of the Young British Artists movement.

www.matcollishaw.com


 
Iris CREY

CREY BD
Iris Crey continues a transdisciplinary investigation on the universality of sentiments. Through iconographic citations, allegorically referring to couples that have marked the history of art, Iris Crey performs a photographic act without a camera (post-photography). The framing isolates a subject to match its sometimes related object: arrow and target, fork and knife, ball and racquet, seashell and telephone. These mismatched borrowings select everyday objects, elevating them to the rank of totems. The objects may have once belonged to the artists, to their works, or may be represented in their portraits.

For LOVE STORIES, Iris Crey presents Hors Paires, in the form of a long photographic frieze. The artist explores, through a visual gesture of reappropriation, the bonds that tied, briefly or at length, two people: Robert Rauschenberg and Jasper Johns, Vera Mercer and Daniel Spoerri, Setsuko and Balthus, Alice Springs and Helmut Newton, Lee Miller and Man Ray, Renée Perle and Jacques-Henri Lartigue, Eliane Radigue and Arman, Georgia O’Keefe and Edward Steichen, Nancy Shaver and Haim Steinbach, Frida Kahlo and Diego Rivera, Rosine Baldaccini and César.

Born in 1985, France. Works and lives in Paris.
Doctor of Arts, Iris Crey conducted his postdoctoral research at the CNRS on the role and function of cultural, artistic, and media representation.

 

Alix DELMAS

DELMAS BD 01Alix Delmas is a photographer, video artist, performer, and sculptor. She has shown her works most notably in La Force de l'Art, at the Grand Palais, as well as the Louis Vuitton cultural center in Paris, and the Drawing Center in New York. The visual configurations of her work draw near the world of cinema, and she often uses tricks and accessories. Her works feature ambiguous self-expressions, which she manages to fuse together by adopting surrealist principles—for instance, by placing herself in her own images. Alix Delmas's constructions take place in the moment, and are offered to the spectator with a threshold of multiple possible readings.

For Love stories, Alix Delmas offers "Le baiser et Persona" , transcending the line between the interior and exterior of the body, an osmosis between in and out—between one and another. A kiss that never comes, its recipient unknown. Two pink beds appear in the prairie. With a mixture of humor and emotion, Alix Delmas leaves us with the pleasure of an enigma.

Born in 1962 in Bayonne, France. Works and lives in Paris.
Alix Delmas is a graduate of Beaux-Arts de Paris

www.alixdelmas.com

 



Aurélie DUBOIS

DUBOIS BD 02

Aurélie Dubois is a multidisciplinary artist who consistently seeks to bring together creation and theory. She principally explores sexuality and the relationship between men and women, uncertainty, madness, marginality, and the realm of the strange. Aurelie Dubois brings new life to the erotic image and awakens our imagination.

For LOVE STORIES, she chooses to offer us a visual reflection of love with her unedited series Love means giving something you don't have to someone who doesn't want it, a quote borrowed from psychoanalyst Jaques Lacan. She shows us the multiple states of being—a certain madness, a nonsense of incomprehension, thwarted desire, solitude. The artist often choses diversion to show the complicity of her characters, the world of the strange, the silence of something difficult to name, to define, to unveil.

Born in 1975 in France. Works and lives in Paris.

www.aurelie-dubois.com
 


mounir FATMI

FATMI BD 02

mounir fatmi, committed artist, produces installations as well as videos, drawings, paintings and numerous series of photographs. Situated between two cultures, the East and the West, he takes a critical look at the intersecting histories that result. His work revolves around questions concerning power: authority, religion, politics and history as the foundations of our society.

His works have been exhibited at the Centre Pompidou in Paris, at the Brooklyn Museum in New York, the Mori Art Museum in Tokyo, the Museum of Modern Art in Moscow, and at the Victoria & Albert Museum in London.

For LOVE STORIES, mounir fatmi presents four photographs of the series Casablanca Circles, images of the longest kiss in the history of cinema, images that evoke love in a special context: the political, personal and complex—impossible love. This kiss has inspired fatmi even more than the famous kiss between Humphrey Bogart and Ingrid Bergman. He uses the approach of scientist Frederick Soddy, who revisited the theorem of Descartes on how circles and spheres can touch and the tangents that result. The science of desire.

Born in 1970 in Tanger, Morocco. Lives and works in Paris

www.mounirfatmi.com




Lauren FLEISHMAN

FLEISHMAN BD 02 Lauren Fleishman is a professional American photographer. Her career began when her first work was published in the New York Times Magazine. The relationship to the body is central to her work. Models of the bodies of obese children in the United States, bodies in wheelchairs, bodies in love. For Lauren Fleishman, the body is used as a pretext to speak of our society. Lauren Fleishman is a regular contributor to magazines—Le Monde, The New York Times, and Time Magazine.

For LOVE STORIES, she presents pictures from the series The Lovers, the title of her first publication in 2015. The work is a series of photographs of couples who have shared their lives for over fifty years. The perspective of Lauren Fleishman transforms journalistic photographs into intimate portraits. She moves us, speaking of the effect of time on interpersonal relationships.

Born in 1981 in New York. Works and lives in London.
Graduated from the School of Visual Arts in New York, she received a scholarship to study at the National School of Fine Arts in Paris, France.

www.laurenfleishman.com




Shaun GLADWELL

GLADWELL BD 02

For Shaun Gladwell, the body is his working tool. Its extensions and gestures are the subject of his works of art—video, photography, performances, paintings and drawings alike. In the frame of his interest for the body, he gives significant attention to those who are transgender, especially in his works Double Voyage and Skateboarders vs Minimalism. Shaun Gladwell represented Australia in the 53th Venice Art Biennale.

For LOVE STORIES, Shaun Gladwell offers an original work, titled Tripitaka, which was the subject of a video, photographs (stills), writings and poems: an experimental work devoted to his first love, a young hero/heroine monk of the cult Japanese TV series Monkey. The artist created his portraits from sequences of images, blended and slowed. In doing this, he recreates the discovery of his first childhood love.

Born in Sydney, Australia. Works and lives in London and Sydney.
Graduated from Sydney College of the Arts, with a Master's Degree from the College of Fine Arts of New South Wales and the Goldsmith College of London.

 

Dana HOEY

HOEY BD 01

Dana Hoey uses the camera to reveal the ambiguous and often ignored aspects of feminine existence. Whether intimate or professional, the relationship between the women she depicts remains mysterious, in the liminal space between complicity and aggression. Her work has been shown at Paris Photo, 2012 and at the Smithsonian Institution, in her solo exhibition titled “The Phantom Sex”.

For LOVE STORIES, Dana Hoey presents a series of photographs with evocative titles: Secretary, Commander, Champagne Bath, Pregnant Smoker, Young Painter, and 3 Bodies in Grass. She immerses us in her enigmatic and fascinating universe, filled with the forces of desire, sometimes obscured. Her depictions of femininity resist the roles that women and their bodies are generally expected to play. Amidst the backdrop of beautiful and sophisticated scenery, Dana Hoey allows us to penetrate into the mental world that moves and pulses behind the physical image of her female protagonists.

Born in 1966 in San Francisco. Works and lives in New York.
Dana Hoey received a BA in Philosophy from Wesleyan University and a Master’s in Photography from Yale University. She teaches at Columbia University.

www.danahoey.com
 


Sandra HOYN

HOYN BD 01Sandra Hoyn is an independent photojournalist who works for magazines, NGOs, and on her own personal photo projects, focusing on social, environmental, and human rights issues. In 2015, she received the Special Prize L’Oeil de la Photographie / Nuits Photographiques for her work Jenny’s Soul.

For LOVE STORIES, Sandra Hoyn presents Jenny’s Soul, which tells the story of an unusual love between a man (Dirk) and his silicone doll (Jenny). Her work allows us to penetrate into the daily life of a solitary man who hides his relationship from the world. Without ever showing the face of the man, Sandra Hoyn succeeds in discovering the secret life in which Dirk has chosen to live. Her work results in a poignant “Love Story”, hidden due to the fear of misunderstanding, and revealed so that it may be comprehended, or even more—shared.

Born in 1976 in Wolfenbüttel, Germany. Works and lives in Hamburg.
Sandra Hoyn graduated in 2005 from the Hamburg University of Applied Sciences.

www.sandrahoyn.de
 


Ali KAZMA

KAZMA BD 02Ali Kazma is a Turkish video artist and photographer best known for his series documenting human activity and labor, exploring the meaning of production and social organization. While his video work is entirely centered on human activity, his photography depicts landscapes and skies on a scale in which humans are only a speck. In 2012, his work was the subject of a solo show at Paris Photo.

Ali Kazma loves books, and it is this passion that he channels in LOVE STORIES. He is the author of more than eight thousand photographs taken in libraries, bookshops, print houses, bookbinderies and many other places related to books. “Books are part of my life. I cannot imagine life without them. For me, they are essential to humanity. I love books because they feel good, because they are both large enough and small enough to fit into my hands, and into yours. They are like an organ of my body; they are bodies in and of themselves.”

Born in 1971 in Istanbul, Turkey. Lives and works in Istanbul.
Graduated from the New School University in New York, with a Master’s in Cinema studies.
Featured in The Turkish Pavillion in the 2013 Venice Biennale.




Adriana LESTIDO    

LESTIDO BDCourtesy Galerie Clair, Munich

Adriana Lestido is a photojournalist and the author of several essays and books including Mujeres presas in 2001 and 2008, Madres e hijas in 2003, Interior in 2010, La Obra in 2011, and Lo Que Se Ve in 2012. In 2010, she was invited by PhotoEspaña to exhibit a retrospective, Amores Difíciles (Difficult Loves, photography 1979/2007) at the Casa de América, Madrid. For Adriana Lestido, photography is a tool that allows her to understand the mystery of human relationships.

For LOVE STORIES, the artist shows thirteen photographs from the series Madres e Hijas (Mothers and Daughters). These black and white photographs explore the mother-daughter relationship: resemblance, tenderness, confrontation, pure love. The vision of Adriana Lestido evokes the power of this bond, which embodies our most elemental feelings of love, arousing intense emotions.

Born in 1955 in Buenos Aires, Argentina. Lives in Buenos Aires and Mar de las Pampas, Argentina.
Studied photography at the Institute of Photographic Art and Audiovisual Techniques in Avellaneda. Her work is represented by Clair Gallery, Munich.

www.adrianalestido.com
 


Tuomo MANNINEN

MANNINEN BD 02Tuomo Manninen is a Finnish Photographer principally known for his group portraits, which he has shown around the world since 1995. His images are a cross between documentary and staged photography, and take an anthropological approach. Aware that they are being photographed, his subjects play an active role in the dynamics of the photograph and participate in the composition’s structure. His works have been shown at Arles by Harald Szeemann, and adorn (among others) the collections of the MAC Lyon, the Finnish Museum of Photography in Helsinki, the Danish Museum of Photography in Odense, and the Neue Berliner Kunstverein in Berlin.

For LOVE STORIES, Tuomo Manninen presents Household, his most recent series of photographs. In this series, he represents families (couples, children, dogs…) in front of their houses, all which appear similar. In reality, they are the artist’s neighbors, posing with those that they are closest to, their “circle of love”. To create this series, Manninen drew inspiration from the Finnish world “Ruokakunta” (Household), meaning “those who eat from the same refrigerator”.

Born in 1962 in Jyväskylä, Finlande. Works and lives in Helsinki.

www.tuomomanninen.com
 


Gianni MOTTI

The works of Gianni Motti are out of frame: a series of one-time interventions, most often targeting the world of art. From staging his own death in July 1989, to claiming the California earthquake in 1992, Gianni Motti ingeniously improvises the upheaval and appropriation of everyday events. He has shown his works at the Cabaret Voltaire in Zürich, among others, and in the 51st edition of the Venice Biennale in 2005.

For LOVE STORIES, Gianni Motti shows us September 11, 2001, a photograph depicting two teenagers under an olive tree in San Giminiano, Tuscany. His work expresses a gentle, almost biblical serenity: the olive tree, the blue sky, the Tuscan breeze, flowering youth. Written on the yellow t-shirt of the boy is “Gianni Motti Assistant". For us, it is September 11th—the Twin Towers are collapsing, people jumping from the windows to escape the flames. Yet here, in this sunny afternoon in the soft Italian countryside, it is impossible to know this. Thus presents the question: how can we welcome love and reality, when at the same time violence and tragedy ravages elsewhere?

Born in 1958 in Sondrio, Italy. Works and lives in Geneva, Switzerland, and in the world.




Mads NISSEN

NISSEN BD 02Mads Nissen is a photojournalist who also pursues his personal projects. For two years he moved to Shanghai to document the human and social consequences of China’s historic economic rise. He has published two books, Amazonas in 2013, and De Faldne (The Fallen) in 2010, the latter regarding the war in Afghanistan. In 2014, the artist embarked on his photographic project to depict homophobia in Russia.

For LOVE STORIES, Mads Nissen shows a selection of the project he developed in Russia, which deals with the expression of queer, “rainbow” love, and the life of lesbian, gay, bisexual and transgender people. Faced with the intense beauty of these images, one wonders even more why the depiction of two mothers with three children, a marriage between man and man, or the bodies of two men making love in the night is still seen by some as disturbing.

Born in 1979, in Hobro, Denmark. Works and lives in Copenhagen.
Graduated from The Danish School of Media and Journalism in Copenhagen. He received the World Press Photo of the Year award in 2015, and the Manuel Rivera-Ortiz Foundation Scholarship for Documentary Photography and Film in 2011.

www.madsnissen.com
 


Anders PETERSEN

PETERSEN BD 01Anders Petersen is a photographer characterized by both his roughness and his tenderness. With his portraits of the lower class, social outcasts, and the marginalized, he establishes an inventory that is as powerful and fragile as humanity itself—the sole focus of his work. Photography, for Anders Petersen, is to bring light to the shadow. All of his images, framed up close or from afar, feature someone. Whether it is an an anonymous being, one that is outside of the range of the “human family”, or an animal, each of his photographs offers the possibility of “being”, from an ontological perspective.

For LOVE STORIES, Peterson offers us a series of photographs recently shown at the BNF (Paris), a series that more closely evokes philia than eros. The artist does not appropriate his subjects. Rather, he approaches them amicably, giving them a new existence in their images, which grow bigger than themselves.

Born in 1944 in Solna, Sweden. Works and lives in Stockholm, Sweden.
He studied photography with Christer Stromholm; cofounded SAFTRA, a group of photographers from Stockholm with Kenneth Gustavsson, and was the director of the Göteborg School of Photography and Film.

www.anderspetersen.se
 


Pierre et Gilles

PIERREGILLES 01 BDAmour défunt (Sylvie Vartan et Johnny Haliday), 2007 - Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris-Bruxelles Pierre et Gilles is the pseudonymous for the French artist duo formed by Pierre Commoy, born in 1950 in La Roche-sur-Yon, and Gilles Blanchard, born in 1953 in Le Havre.

They work and live in Paris, and were awarded the Grand Prix of Photography (1993). 

Pierre et Gilles have been creating unique hand-painted photographs since 1977. Their artistic process is fixed, with Pierre on photography and Gilles retouching the photos with paint. Their works are glamorous and kitsch, a mixture of sexualized popular aesthetic and the glorification of homosexuality, the metamorphic body and the celebration of the transgender—all produced with refinement.

The work of the duo has been shown at major exhibitions at the European House of Photography and the Jeu de Paume in Paris, as well as the New Museum in New York.

For LOVE STORIES, Pierre et Gilles present three photographs: the designer Rick Owens and Michèle Lamy in the style of Orpheus and Eurydice; Saint Barbara, where the religious figure holds in her hand not the traditional peacock feather, but a magical crucifix-baguette; and l’Amour défunt (Love deceased), featuring the unforgettable French musician couple, Sylvie Vartan and Johnny Hallyday. The collection results in a mixture of popular iconographic figures in a world of reconciliation and love.

Pierre et Gilles is the pseudonymous for the French artist duo formed by Pierre Commoy, born in 1950 in La Roche-sur-Yon, and Gilles Blanchard, born in 1953 in Le Havre.
They work and live in Paris, and were awarded the Grand Prix of Photography (1993). 

 


Gérard RANCINAN

RANCINAN BD 02Considered as one of the great French photographers of today, Gérard Rancinan defines himself as "an enlightened witness to the transformation of humanity." Self-taught, he became the youngest photojournalist in France in 1971. His photographs, directed at the absurd caricature of our contemporary world, were displayed in 2009 at the Palais de Tokyo and in 2012 at the Milan Triannual.

For LOVE STORIES, Gerard Rancinan shows Les Basiers (Kisses). Though Rancinan is mostly known for his staged photography, he also speaks of reality in his work, and informs us of the pace and magnitude of historic events. Two policemen kissing. Two young naked women embracing. Rancinan does not attempt to take a moral, social, or political stance by depicting homosexuality. He simply seeks to show that same-sex love exists. What good is there to deny it? We kiss because we love, because we want to confuse our body into that of another, the beloved. Thus it matters not what the photograph shows—it suffices that it seeks to embody love.

Gérard Rancinan was born in 1953 in Talence, France.
He lives and works in Paris, Cap Ferret, and California.

www.rancinan.com
 


Kiah READING et Pamela ARCE

READING ARCE BD 01Kiah Reading received the Australia Council for the Arts award in 2015 and has participated in residencies in Peru and Turkey. The artist creates a hybridization between physical objects and experiences. He is interested in desires, behaviors, social systems and communication between human beings.

Pamela Arce lives and works in Lima, Peru. In 2014, she won the Lima's Young Contemporary Art Award. Her signature is combining sculpture and sound installation to generate perceptive works that become catalysts of emotions and knowledge.

For LOVE STORIES, Kiah Reading and Pamela Arce present In each other’s lectures, developed during a residency in Istanbul. The work consists of three versions of forty books. In 2013, one of the artists found a collection of four hundred photographs of a Turkish woman taken between 1971 and 1973—a woman obviously in love with her photographer. For the two artists, this was an invitation to elaborate on how these two people (the photographer and the woman he photographed) created their memories together. The project is at once a study, a survey, and a collage. Amidst voyeurism and nostalgia, the project is a reminder of our mortality, an operation to salvage the past.

Born in Australia and Peru, respectively.
Work and live in Brisbane (Australia) and Lima (Peru).

www.kiahreading.com
www.pamela-a.com
 


Olivier REBUFA

REBUFA BD 01Olivier Rebufa became known in 1989 from his hybrid visual practice—integrating photographic self-portraits with dolls, figurines, toys and models, constructing a miniature universe. His works is among the collections of the National Foundation for Contemporary Art, the Rencontres d'Arles, and the Maison Européenne de la Photographie, in Paris.

Equating creation to a virtuoso form of love, Olivier Rebufa presents to LOVE STORIES his ironic stagings. In each image, the artist is shown with a Barbie doll exactly as if it were real. The photomontages of Olivier Rebufa play with seduction, embracing the artist-hero's desire to be the “cause of himself"—an individual controlling both his actions and his emotional life. His obsessive presence in his photographs are in fact a call to be seen and loved, with the nostalgia of a love that, if it were real, would be true love.

Born in 1958 in Dakar, Senegal. Works and lives in Marseille.

 


Rebecca RUSSO et Georges H RABBATH

RUSSO RABBATH BD 01Rebecca Russo is the founder and president of the Foundation Art and Science Videoinsight® and Videoinsight® Center. She studied Clinical Psychology, specializing in Relational Psychotherapy. She is the inventor of the use of video art in the diagnosis and treatment of pathological psychological disorders.
Henri Georges Rabbath, who works with Rebecca Russo, is a Beirut-based photographer

Life, according to Rebecca Russo, is art and art is life. For LOVE STORIES, the Russo-Rabbath duo offers I Woke Up in Beirut, a work that deals with the obsession to construct a desirable self-image. If life is art, says Rebecca Russo, then every moment of existence can be a work of art. With photographer Henri Georges Rabbath, art starts with ingenuity, boldness and delicacy. The collaboration between the two results in eight-hundred pictures taken by Georges Rabbath each day. According to Rebecca Russo, the amount of daily photographs was important to create a real confusion between art and life. Between narcissism and dedication. Loving oneself to perhaps love another.
 


Andres SERRANO

SERRANO BD 01Andres Serrano presented his first major exhibition in 1985. His photographic work focuses on social issues and issues related to gender and religion. His works are featured, among others, at the CAPC of Bordeaux Museum of Contemporary Art, the Reina Sofia Museum in Madrid, the Whitney Museum of American Art in New York, and the Institutes of Contemporary Art in Chicago, Boston and Amsterdam.

For LOVE STORIES, Andres Serrano presents photographs belonging to one of his most memorable series, History of Sex. Despite the cold rawness of its sex scenes, which feature ondinism, fisting and bestiality, History of Sex was not seen as scandalous when it was first presented in the 1990’s, or at least, not very. The piece is weary of sexual repression and of manners. The images show that the body has sexual needs, and that pleasure increases when love and sex are combined. What determines happiness, away from romanticism, is the corporeality of the individual—lived in the fullness of his or her fantasies and expectations, and accompanied by an attentive and helpful partner. Sex is also love, no matter which kind of sex, regardless of which love.

Born in 1950 in New York, where he works and lives.
He graduated from the Brooklyn Museum Art School in New York.

www.andresserrano.org
www.nathalieobadia.com
 


Tejal SHAH

SHAH BD 01

Tejal Shah is a contemporary visual artist who deals with video, photography and installation. Their* work is mainly focused on gender, sexuality and religion. In 2003, they co-founded and organized "Larzish" in India, the first International Festival of Film on sexuality and gender plurality. In 2013, they were featured in Documenta 13 with the video Between the Waves. They use a feminist and queer approach in order to question the truth of history. In the video I Love My India (2003), they investigate the ignorance of the genocide against the Muslim minority in Gujarat, 2002.

For LOVE STORIES, Tejal Shah shows a unique photograph entitled The barge she sat in, like a burnished throne / Burned on the water. The work is part of the Hijra Fantasy series, which explores the desires of Hijras—transsexual women in India who are often ostracized and treated with distrust. Tejal Shah recalls the social fragility of this ancestral community, pointing to theIr radiant beauty.

Born in Bhilai (Indian Union) in 1979. Lives and works in Mumbai.
Graduated from the Art Institute of Chicago, and Bard College in New York.

www.tejalshah.in 



Malick SIDIBÉ

SIDIBE BD 01Nuit de Noël (Happy Club) - Courtesy Galerie Magnin-A, Paris

Malick Sidibé, nicknamed "the eye of Bamako", is a photographer known for his images depicting the life and exuberant culture of Bamako. The images, in black and white, most often depict young people living in the city between 1950-1970. From midnight until dawn, Sidibé roamed the city, party-hopping to the music of the kora, photographing carefree youth in their Sunday best. Sidibé's work is featured in numerous public collections, including the Museum of Modern Art, the New York Metropolitan Museum of Art, and the Getty Museum in Los Angeles. In 2007, he received the Golden Lion for his career at the 52nd Venice Biennale. The dancers presented for LOVE STORIES by Malick Sidibé seem untouchable, in a world of their own, focused on their movement. Their smiles and their steps, which are perfectly in sync, seem to tell us of love. That to truly love someone is to let them be free, and to give the gift of oneself to another. Love is a dance where the dancers’ bodies move as one, flowing seamlessly together.

Born in 1936, died in 2016 in Mali.
He lived and worked in Mali.

 

Mathilde TROUSSARD

TROUSSARD 01 BDQuestioning female sentiments, Mathilde Troussard collaborates with Victory magazine and with the Belgian Psychologies magazine. She directed her first solo exhibition in Paris in 2014.

Mathilde Troussard divides her time between photography, documentary filmmaking and teaching. She is interested in set design, style and performance art. The human being is at the heart of her work, staged in a poetic universe magnified by decoration.

For LOVE STORIES, Mathilde Troussard presents the series Waiting for Him. Her shifting scenes plunge us into a childish dimension, playful and ironic. In her works, the woman is at the center, women awaiting their Ken, their prince charming. Her style is at once humorous and fresh, leaving us with a bitter taste.

Born in France in 1982. Works and lives in Brussels.
Graduate of Fine Arts in Rennes and Angers in 2006 and from the National School of Visual Arts of La Cambre (Brussels), where she joined the Urban Space workshop (2008).

www.mathildetroussard.be



Joel-Peter WITKIN

WITKIN BD 01Courtesy Galerie Beaudoin Lebon, ParisJoel-Peter Witkin's career began as a photographer during the Vietnam War between 1961 and 1964. Witkin then became the official photographer of City Walls Inc. His personal experience as a photojournalist inspired the dark themes of his work, which depict images of corpses and death. His photographs have been widely exhibited, including at the Museum of Modern Art in New York, the Centro de Arte Reina Sofia Museum in Madrid, the National Gallery of Canada in Ottawa and the National Library of France in Paris.

For LOVE STORIES Witkin shows his 1982 photograph The Kiss. It is an exceptional kiss. Two men, heads without bodies, striking, old, emaciated. The two otherworldly faces are perhaps the same person—mirror images of each other. Joel-Peter Witkin’s The Kiss shows us an irrevocable kiss…

Born in Brooklyn, New York, in 1939. Works and lives in Albuquerque, New Mexico.
He studied sculpture at Columbia University (BFA 1974) and obtained a Master’s degree from the University of New Mexico in 1986.

 

 

 

 en

Picardie-Gaspésie pour la photographie / coopération France-Québec
Échange artistique mis en place entre Diaphane et les Rencontres internationales de la photographe en Gaspésie
Avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle du Consulat général de France à Québec et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

coop FRQC coul pantconseil arts lettres quebecrencontres gaspesie
 

LOVE
PICARDIE-GASPÉSIE


« La Gaspésie est une péninsule située au centre-est du Québec, et entourée des eaux du fleuve Saint-Laurent au nord, du golfe St-Laurent à l’est et de la baie des Chaleurs au sud. Le nom de Gaspésie est un dérivé du mot Gaspé qui est un dérivé du terme micmac « Gespeg » signifiant « fin des terres ». (WIKIPÉDIA)

Les Photaumnales et les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie développent un partenariat avec la même volonté de réaliser sur leurs territoires un travail en profondeur en matière de création, sensibilisation et diffusion de la photographie.
Ce projet partagé permet la mise en place de résidences d’artistes français et québécois de part et d’autre de l’Atlantique. Nos espaces de vie respectifs passent par le filtre de qui vient d’ailleurs et déplace notre regard ; les rencontres et les échanges contribuent à l’élargir.
Cette exposition de photographies réalisées tant en Picardie qu'en Gaspésie trouve égaleent une correspondance pendant le festival qui se déroule de juillet à septembre au Québec.

En résidence en Picardie :  Jessica AUER, Isabelle HAYEUR, Normand RAJOTTE
En résidence en Gaspésie : Claudia IMBERT, Ambroise TÉZENAS
Dans l'espace d'exposition, Le Livre photographique québécois (2002-2016),
une sélection de vingt-deux titres, proposée par le commissaire Serge Allaire


8 octobre - 31 décembre 2016
Inauguration le samedi 8 octobre à 14h30
LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS - Tél. : 03 44 15 67 00 (semaine) / 03 44 15 30 30 (week-end)
du mardi au vendredi de 12h à 18h - samedi et dimanche de 10h à 18h

fermé le 25 décembre


Jessica AUER
Seeing the forest for the trees

AUER 03 BD« Je suis partie de la collection d’œuvres d’art historiques du MUDO-Musée de l’Oise. Ces œuvres, pour la plupart créées par des peintres de la région, ont été mon introduction aux paysages de la Picardie. J’ai découvert dans cette collection les travaux de peintres paysagistes et j’ai été particulièrement attentive à la manière dont ils perçoivent les lieux et traduisent leurs observations dans une oeuvre d’art – leur attention aux détails, leur style personnel et la façon dont ils restituent la lumière.
Inspirée par deux œuvres particulières, l’une de Paul Huet (La Forêt de Compiègne) et l’autre de Claude Sébastien Hugard (Le Trou fondu), j’ai commencé une exploration photographique de la forêt de Compiègne, l’une des grandes forêts de la région. Cette forêt est non seulement un site naturel d’intérêt, mais elle revêt également une grande importance historique avec une occupation remontant à l’époque romaine.
Mon but était de saisir le caractère mythologique de la forêt ainsi que son identité contemporaine. Marchant le long des sentiers et à travers certains endroits plus sauvages, j’ai étudié la variété des arbres, les effets de la lumière sur le paysage, et recherché des traces du passé laissées par les cycles environnementaux et par l’intervention humaine. En utilisant la photographie, je souhaite faire référence aux qualités romantiques de la forêt qui ont captivé les peintres paysagistes du 19ème siècle, tout en créant une série qui propose une perspective réaliste de la forêt d’aujourd’hui ».

Née en 1978 à Montréal, Jessica Auer est diplômée d’une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Concordia à Montréal. Elle y enseigne aujourd’hui la photographie. Elle est représentée par la galerie Patrick Mikhail à Montréal.

www.jessicaauer.com

Jessica Auer a été accueillie en résidence en Picardie au printemps 2016.




Claudia IMBERT
Petite-Vallée

IMBERT 06 BD« Suite à une invitation en résidence sur le territoire de la Gaspésie, je me dirige vers la côte Nord de la péninsule. « Plus sauvage » me dit-on. « Tu vas y rencontrer de sacrés personnages ! ». Je n’ai pas photographié les personnages en question mais ils ont été les passeurs. Ils m’ont accueillie avec le coeur et présentée à la communauté. Je me suis donc posée à Petite-Vallée.
Mais comment raconter ce lieu à la fois puissant et déroutant ?
Je cherchais le centre-ville et ne le trouvais pas. Je cherchais des passants, ils ne semblaient jamais quitter leur voiture. Et chaque jour, je me trouvais confrontée à une météo différente : brouillard, soleil, vent, pluie, gris, soleil, froid, très froid, chaud, bleu, tempête. Je collectionnais alors les portraits de maisons, comme une petite fille qui répète le même dessin pour le parfaire. Puis les séances de portraits m’ont permis d’aller plus loin. Ces moments d’équilibre où l’on se cherche, photographe et personne photographiée, quelle que soit la scène. Tout est possible, seules l’intuition, l’envie nous ont réunis ici et maintenant.
C’était une manière de lui prendre le pouls, ralentie en son propre cœur car hors du temps ou à « la fin des terres*», Petite-Vallée dégage un doux parfum d’étrangeté ».

* Gaspeg signifie « la fin des terres » en micmac

Claudia Imbert est née en 1971. Elle a été formée au Miami Dade College (USA), à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle de Paris et à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Issue du cinéma, elle mêle le film et la photographie. Les deux médias se complètent et viennent éclairer sa recherche personnelle. Claudia Imbert vit et travaille à Montreuil-sous-Bois.

www.claudiaimbert.com

Claudia Imbert a été accueillie en résidence en Gaspésie en juin 2015.
Suite au travail réalisé lors de cette résidence, Claudia Imbert a le projet d’éditer un ouvrage avec l’écrivain québécois Éric Plamondon.




Isabelle HAYEUR
République


HAYEUR 01 BDArrivée en France depuis peu, je suis à Paris dans le Xème arrondissement lorsque que les événements du vendredi 13 novembre 2015 éclatent. La population est pétrifiée, paralysée. Ce ne sont pas les premiers attentats qu’elle subit, mais cette fois, c’est la nation qui se sent attaquée. Les réactions sont épidermiques, le patriotisme est exacerbé…
En mission photographique à Beauvais, je m’intéresse aux contrecoups de ces attentats. J’observe les réactions, j’écoute les conversations, je photographie ce que je vois, souvent à la dérobée.
Le territoire est maintenant sous haute surveillance, on renforce la sécurité, on fouille les sacs, fait ouvrir les blousons, contrôle les cartes d’identité, réprime la dissidence, intensifie les frappes sur la Syrie... La France a peur, peur de l’autre qui la traque, mais qui est cet autre au juste ? J’essaie de comprendre d’où cela vient. Avons-nous peur de réaliser que cela vient aussi de nous ?
À Paris, le Monument à la République se transforme en un mémorial improvisé. Je le photographie chaque jour. Il n’est jamais tout à fait le même : il se fait et se défait au fil des ajouts de fleurs et de témoignages nouveaux. Photographies, dessins et affichettes y sont déposés quotidiennement. La pluie les altère, déforme les images, les rend floues, efface des mots, diffuse l’encre ou la fait couler au sol. Elle leur confère ainsi une nouvelle apparence, souvent plus poignante que l’original et qui semble meurtrie ».

Née en 1969 à Montréal, Isabelle Hayeur vit et travaille au Québec. Elle est diplômée de l’Université du Québec en arts plastiques.

https://isabelle-hayeur.com

Isabelle Hayeur a été accueillie en résidence en Picardie à l’automne 2015.


 
Ambroise TÉZENAS

La Vallée

TEZENAS 05 BD« Le premier jour, je photographie une maison abandonnée dans la brume. Avec son toit qui s’écroule on a l’impression qu’elle s’envole. L’ambiance est lourde, le ciel bas, je cherche à comprendre un peu mieux ces paysages que je traverse, je m’arrête dans des cafés de bord de route. À Sainte-Florence, petit village de la Vallée de la Matapédia un couple sans histoires a été retrouvé mort, assassiné par leur petit-fils il y a quelques années. Dans les villages, les écoles sont menacées de fermeture, quand ce n’est pas déjà fait, et luttent pour survivre malgré la désertification inexorable.
Je ressens le besoin de me raconter des histoires.
Je ne profiterai pas de cette frontière entre la terre et le Golfe du Saint-Laurent qui offre au voyageur tous les éléments du parfait road trip. Le soleil qui m’a accueilli a disparu, il pleut et les prévisions ne sont pas optimistes ».

Né en 1972, Ambroise Tézenas est diplômé de l’École d’Arts Appliqués de Vevey (Suisse). Représenté par la galerie Mélanie Rio, son travail est régulièrement publié dans la presse internationale dont le New York Times magazine et apparait dans plusieurs monographies et ouvrages collectifs sur le paysage européen.

www.ambroisetezenas.com

Ambroise Tézenas a été accueilli en résidence en Gaspésie au printemps 2016. 
 

Normand RAJOTTE
Aimer la nature

RAJOTTE 02 BD« Depuis plusieurs années, j’explore un territoire forestier de quelques kilomètres carrés situé au sud-est du Québec. Observant l’avancée de la végétation et les traces de l’activité animale, je photographie l’incessante métamorphose de « ma » forêt. Au fil du temps, je m’y suis enraciné. Dans cet esprit, ma résidence en Picardie, vu sa brièveté et la nouveauté des lieux, s’est présentée à moi comme un défi. Pour le relever, j’ai concentré mon action et m’en suis tenu à deux secteurs situés à quelques kilomètres de la ville de Clermont, où j’habitais.
J’ai d’abord choisi une parcelle boisée de quelques hectares dans le Marais de Sacy. J’y ai été attiré par sa végétation dense, vibrante. Un chaos visuel qui témoignait d’une vie intense. Un espace englobant, secret, comme j’en ai rarement rencontré.
Je me suis ensuite orienté vers la forêt de Hez-Froidmont, où au premier contact, j’ai été impressionné par ses grands arbres, sans équivalents chez moi. Magnifiques végétaux dégageant une force rassurante, presque tangible. En y poursuivant mes incursions, j’ai aussi répertorié diverses traces d’activité humaine, en particulier celles laissées par l’exploitation forestière qui, quoique photographiquement intéressantes, me sont apparues moins rassurantes pour le devenir des lieux.
J’aurais continué, je commençais à me sentir un peu plus chez moi.
Le temps était écoulé ».

Né en 1952 à Drummondville au Québec, Normand Rajotte vit à Montréal et travaille principalement en Estrie, sur un territoire de quelques kilomètres carrés autour du Mont Mégantic, au sud-est du Québec.

www.normandrajotte.com

Normand Rajotte a été accueilli en résidence en Picardie au printemps 2016.

 

 

fr

A partnership DIAPHANE/ALLIANCE FRANÇAISE/HONG KONG INTERNATIONAL PHOTO FESTIVAL

2016 new AFlogohkipf recadre

with the support of
The Arts Development Fund of Home Affairs Bureau, Gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong
and
The
  hkadc
Le Hong Kong Arts Development Council encourage pleinement la liberté d'expression artistique. Les idées et les opinions exprimées dans l'exposition n'engagent en aucun cas la responsabilité du Conseil


LOVE HONG KONG
Photographs from Hong Kong (1950-2015)

Curated by Ann Mak and Fred Boucher


With :
HO Fan, CHAK Wai Leung, YAU Leung, LAU Ching Ping, Vincent YU, WONG Wo Bik, Dan LEUNG, Eason TSANG, LAU Wai


8 October - 31 December 2016
Opening on Saturday 8 October at  2.30 pm
LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS - Phone : 0033 344 15 67 00 (week) / 0033 344 15 30 30 (week-end)
from Tuesday to Friday, 12am-6pm - Saturday and Sunday, 10am-6pm

Closed on 25 December



 
HO Fan 何藩

HOFAN BD 01Courtesy Ho Fan and Blue Lotus Gallery

What made his work so intensely human is his love for the common Hong Kong people. As per Mr Ho; “I love Hong Kong and I love Hong Kong people“ He never intended to create a historic record of the city’s buildings and monuments; rather he aimed to capture the soul of Hong Kong; the hardship and resilience of its citizens.

Dubbed the “Cartier-Bresson of the East“ Ho Fan patiently waited for ‘the decisive moment’; very often a collision of the unexpected, framed against a very clever composed background of geometrical construction and texture. His approach was cinematic enhancing daily life’s drama through backlit effects or through the combination of smoke and light. His favourite locations were the streets, alleys and markets around dusk.

Ho Fan (1931-2016), nicknamed ‘the great master’ earned his fame as one Asia’s most beloved street photographers capturing Hong Kong Ho Fan in the 50’s and 60’s.
 

CHAK Wai Leung 翟偉良

WAI LEUNG BD 03Courtesy Chak Wai Leung“The people of Hong Kong are increasingly aware of the need to protect cultural relics, their collective memoires being an important topic of discussion. For the eldest, they serve as milestones marking their experiences; for the young, they provide a glimpse of the ground covered by their ancestors, however remote and irrelevant these may seem.
This memory is not only made up of historic buildings, but captures a moment in the history of our society and its people.
While workers strive away at their tasks, and industries come and go, and tools, clothes and articles blur into the past.
The photographs are moving with regard to what used to be, and express the difficulties and efforts of past society, thus adding greater appreciation for modern progress with more intense hope for the future.”

Chak Wai Leung was born in Dongguan, in Guangdong province, in 1942. He started off in photography when he was still a child. Aside from photographic assignments and trips abroad, he likes working in the darkroom in his home, developing black-and-white and colour films.
His work can be seen in the Hong Kong Heritage Museum.

History disappears like smoke in the wind,
The memories on the photos, luckily, do not fade,
Turning isles into imposing cities, in our minds,
Their past efforts shall have no end.



YAU Leung 邱良

LEUNG BD 02Courtesy Yau Leung and Sylvia NgThe photographs of Yau Leung present a record of life in Hong Kong in the 1960s and 70s. These places were those where he was born and grew up. His images, both lively and mischievous, reflect all kinds of everyday life situations in Hong Kong society of the time. They capture life among the working class with sober and distinctive exaltation.
These images are historic details of the “living”, the reflection of an era. They allow us to savour a time that has gone, to feel the past splendour of this life and these far-off scenes. The images are full of humanistic attention and contemplation. They transport us to another world in time and space, like the homecoming of a traveller after years of absence. Faced with these distant images, we get the feeling we recognise parents or friends.

Born in Hong Kong in 1941, Yau Leung is considered one of Hong Kong’s most significant and accomplished documentary photographers. In parallel to working as a photographer for studios and editor for photography magazines, Yau Leung continued with his lifelong project photographing Hong Kong until the time of his accidental and untimely death in 1997.



LAU Ching Ping 劉清平
Last Glimpse of Hong Kong

CHINGPING BD 02Courtesy Lau Ching PingThe thin air, though invisible to our eyes, weknow of its existence. The air of a city, generally considered as the spirit of the city is also invisible but exist and alive within us.
Sixteen years has passed since the return of sovereignty right to China, people of Hong Kong came across the centennial level of adversities and thought that doomsday had come. From 1997 onward, principal official’s accountability system, mother tongue tutoring, Asian financial crisis, SARS epidemic, 1st July rally, Lehman brothers, 2008 financial tsunami, HSBC share price collapse, bird flu, moral and national education, air and light pollution…
Today, to the people of Hong Kong, if a so call doomsday, would certainly be the decay of the spirit of Hong Kong, though invisible, stay aloof besides us.
If ever I have the chance to witness the last glimpse of piercing white light before the doom of Hong Kong, I hope that people of Hong Kong from every walks of life, with their limited days on earth, resolve with wilfulness to live. Say goodbye to the outermost city of South China.

Lau Ching Ping, lives in Hong Kong. Creative work on photography, design and education. Co-editor of «Dislocation» magazine, Committee member of HK international photo festival. Part-time lecturer of the CUHK and HKU Space and Lumenvisum. Curator of Gallery Z.

 

Vincent YU 余建偉
Mc Refugees in Hong Kong

YU BD 01AP Photo/Vincent YuThe lonely death of a Hong Kong middle-aged woman who appeared to be sleeping slumped over a table in McDonald’s, has drawn attention on the city’s working poor and homeless people.
Dubbed as “McRefugees,” those who could not afford sky-high housing rentals and have nowhere to go, choose to spend their nights at the fast food chain’s 24-hour outlets, a location which offer them a clean, safe and free refuge rarely found in other places.
In a statement later, McDonald’s said they «welcome all walks of life to visit their restaurants anytime». They expressed sadness over the recent death, and said they would be «more accommodating and caring» to the people staying overnight, and ensured good services are catered to all customers.
Owing to the exorbitant private rents and bad living conditions in the city, a study finds 1614 homeless people in Hong Kong last year, marking a 14% increase from 2013. Among that total number of homeless people, 256 sleeps in fast food chains that open round the clock.


Born and raised in Hong Kong, Vincent Yu has worked as a photojournalist at the Associated Press and covering major news events across the Asia-Pacific region from 1989 until now.
His works have been recognized by many honours, including 2011 World Press Photo Awards 3rd Prize “People in the News” single category, 2013 Picture of the Year International Awards, Award of Excellence “ Photographer of the Year “. His works are collected by the Hong Kong Heritage Museum.

 

WONG Wo Bik 王禾璧
The Disappearance of "Lai Yuen Amusement Park", 1997

WOBIK BD 02Courtesy Wong Wo Bik"Lai Yuen Amusement Park was a grand view park for me when I was a child. During my second visit in May 1997, the park was facing dismantling fate. I did not aim at documenting historical records or a matter of nostalgia, but rather presenting a sense of being there. My photos are traces of emotive descriptions, and fragments are kept as images forever."


Wong Wo Bik obtained MFA Degree in USA. She was awarded ACC Fellowship, Hong Kong Women Excellence in the Six Arts.
Currently she is the Expert Advisor (Museums) of LCSD. Solo publications include: Color & Consent (Polaroid), Hong Kong/China Photographers – Volume Four – Wong Wo Bik. She has participated 100+ local and international solo and groups exhibitions. Works reveal cultural and artistic issues including city architecture and daily livelihood, conflict and balance, fabrication and reality. Works are collected by HK Heritage Museum, Guangdong Museum of Art, London’s Archive of Modern Conflict.



Dan LEUNG 梁譽聰
Blitz

DANLEUNG BD 01Courtesy Dan LeungAs usual, we always identify a person by their ID photo. In this piece of work, the flashlight constructs an identity to the “ tiny character”. It represents he/she has escaped from the noisy city to find his/her own way.

The structure of the word “Blitz”「閃」in Chinese, shows a character「人」standing in the middle of the door 「門」. It represents the relationship and feelings between the city and me.

The Chinese word “Blitz” has the meaning of photographic. It represents the flashlight, which comes out from the camera when you press the button. And the scene that is flashed by the light seems to endow a unique value. In this piece of artwork, the target that I would like to “flash” is the tiny character that stands in the middle of the door「閃」.


Dan Leung finished a bachelor degree of fine art with major in photography, which cooperated with Hong Kong Art School and RMIT University. At the same time, he is also working in a related job of commercial photography. It serves as a driving force for him to think about photography in different point of view. 

 



Eason TSANG 曾家偉
Objectivity and Subjectivity

TSANGKAWAI BD 02Courtesy Eason Tsang and Blindspot Gallery

About Landmark
In this densely populated city, buildings move vertically up toward the sky. On these vertically extending planes, the artist found the hidden new landmarks of the city.

About New Landmark
The New Landmark series is an extension of Tsang’s past project Landmarkseries. Through the process of looking at the skyscrapers from an upshot angle, the artist started to observe closely the conditions of these landmarks in different times of the day and things happening in them.

About Rooftop
Rooftop is a public yet private space. Artist sneaked into the rooftop of a skyscraper and captured the bird eye views of the architectural structure and human activities on the rooftops of the surrounding buildings.

Tsang (b. 1986, Hong Kong) graduated from the School of Creative Media of City University of Hong Kong with a major in Photography in 2013. He has been working on various personal photography projects since 2011. In 2013, Tsang was shortlisted in the Hong Kong Contemporary Art Awards 2012 with his Rooftop series. His work is collect by Hong Kong Heritage Museum.
Tsang currently lives and works in Hong Kong.




LAU Wai 劉衛
This (from 2012 to currently)
Album (de 2014 to currently)

LAUWAI BD 03Courtesy Lau Wai

"From the beginning, the camera is used as one of the tools for me in communicating with my parents and our immediate surroundings. I realized that “home” has actually been a place that was both familiar and foreign to me. I do not have an adequate cognition of the past which my parents held before settling at this city, Hong Kong, as well as the cause of choosing ‘here’ to setup our home. What I did know was that the story begins not just with my parents, but with the generation before them.

I step into their past experiences and reminisce the lingering traces of their hometowns and memorable locations with my camera, at the same time, I attempt to read through the unfamiliar past of our family through the previously kept family albums.
This allows me to not only further understand my parents and the relationship between the past and the present, but also enables me to create an alternate way in interpreting and continuing a family visual lineage that spans across three generations."


Lau Wai (b. 1982, Hong Kong, China) currently lives and works in Hong Kong. She received her BA (Hons) Degree in Fine Art from Goldsmiths College, University of London, 2007 and was awarded the Warden’s Art Prize upon graduation. She is the finalist for Xitek 2014 New Photo Award (Beijing, China) and the 7th Three Shadows Photography Award 2015 (Beijing, China).
Past exhibitions include (selected): ‘Adrift’ - OCAT Shenzhen (Shenzhen, China, 2016), The 7th Three Shadows Photography Award (Beijing, China, 2015), Echigo Tsumari Art Triennale (Echigo Tsumari, Japan, 2015), ‘Imagine There’s No Country, Above Us Only Our Cities’, Para Site Art Space (Hong Kong, China, 2015),The 6th Dali International Photography Festival (Dali, China, 2015), Lianzhou International Photo Festival (Lianzhou, China, 2013 & 2014). She also participated in various exhibitions in the U.K. and her works were privately collected.