les photaumnales 2019



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Le quadrilatère - Beauvais

  • Jocelyne Alloucherie
  • Thierry Ardouin
  • Mathieu Asselin
  • Aurore Bagarry
  • Ursula Böhmer
  • Alexa Brunet
  • Amélie Chassary
  • Ian van Coller
  • Mathias Depardon
  • Giulio Di Sturco
  • François Fontaine
  • Chris Jordan
  • Ingar Krauss
  • Kai Löffelbein
  • Pete McBride
  • Gideon Mendel
  • Yoshinori Mizutani
  • Neringa Rekašiūtė
  • Stefano Schirato
  • Claudius Schulze
  • Hans Silvester
  • Terri Weifenbach
  • Henk Wildschut
  • Charles Xelot
  • La Clairière
  • Jocelyne Alloucherie

    Le Bleu des glaces

    Ces photographies ont été prises en 2008, au large de la côte nord-est de Terre-Neuve dans cette zone appelée Icebergs Alley, qui marque
    annuellement le passage des glaces descendant entre le Labrador et le Groenland.

  • Thierry Ardouin

    Portraits de graines

    Les semences utilisées en agriculture doivent respecter des règles de standardisation et être inscrites au Catalogue Officiel des Espèces et Variétés. Les agriculteurs qui produisent des légumes ou bien des céréales destinées à l’alimentation humaine, ont l’obligation de recourir à ces semences certifiées et doivent les racheter chaque année, car la plupart sont des hybrides, donc non reproductibles. La plupart sont aussi colorées, enrobées de produits phytosanitaires souvent systémiques pour favoriser la germination et repousser les prédateurs (champignons, parasites, insectes, oiseaux).

  • Mathieu Asselin

    Monsanto, une enquête photographique

    à eux seuls, les dizaines de sites Superfund de Monsanto® (grands sites contaminés d’haute priorité pour la US Environmental Protection Agency) à travers les États-Unis nuisent à des centaines de communautés et leurs environs, avec des conséquences terribles pour la santé et l’environnement. Monsanto® entretient des liens étroits avec le gouvernement américain, et en particulier avec la FDA (Food and Drug Administration des États-Unis). 

  • Aurore Bagarry

    Glaciers du massif du Mont-Blanc

    Avant d’être admirée au xixème siècle, puis domestiquée et consommée au xxème siècle, la montagne est source d’appréhension. Ainsi jusqu’au xviiième siècle, les « glacières » de la « Montagne Maudite », l’actuel Mont-Blanc, ne sont guère visitées.

    C’est à un inventaire photographique de ces fameux glaciers que procède Aurore Bagarry et c’est par une carte de ces flots gelés que s’ouvre son voyage. Le recours à la chambre photographique accompagne son exploration contemporaine. L’infinie qualité de détails et la totale maîtrise technique des rendus de lumière et de couleur renvoie aux approches documentaires les plus exigeantes. Le style en est adopté mais les choix de points de vue, de lumière et de cadrage troublent l’impression de « déjà vu ».

  • Ursula Böhmer

    All Ladies. Cows in Europe

    "Généralement, dans mon travail, je cherche à faciliter une confrontation subtile entre les êtres humains et les animaux en soulignant l’effet de regarder et d’être vu.

    Au moment de la prise de vue, l’animal est pour moi un partenaire égal, non pas un objet de contemplation, mais un sujet inscrit dans un processus de communication. Le regard que je porte sur l’autre être m’est renvoyé, traité. Et dans le regard de ces autres êtres, je ne reconnais pas uniquement le fait de leur propre conscience, mais dans la reconnaissance des animaux, je deviens aussi consciente de moi-même."

  • Alexa Brunet

    Dystopia


    Dystopia est une série de photographies d’anticipation sur les mutations du paysage agricole de la photographe Alexa Brunet et du journaliste Patrick Herman. Avec l’aide de figurants volontaires et des moyens visuels simples, ils mettent en scène les transformations de l’activité paysanne liées à l’industrialisation, la course à la productivité, à la disparition des terres cultivées et des paysans, les conséquences de l’usage des OGM et pesticides, la déshumanisation du métier, etc.

     

  • Amélie Chassary

    Éloge de la simplicité

    « Si beau, le visage ovale de ce melon pourrait devenir reine ! » Bashô
    J’aime errer au milieu des étalages de marché. Les fruits collés les uns aux autres sont à mes yeux comme des oeuvres d’art en mouvement devant lesquelles on passe pourtant sans s’arrêter. Chaque fruit avec lequel je travaille est d’abord minutieusement observé. Je tourne autour, je manipule, je goûte, je prends possession. Puis, je le mets en scène dans un espace clos où la lumière circule doucement et avec lenteur sur ses formes.

  • Ian van Coller

    Naturalists of the Long Now

    Le changement climatique a comprimé et fusionné les échelles de temps
    humaines et géologiques, ce qui rend indispensable le fait de trouver des moyens de conceptualiser le « temps profond ». Mon projet, Naturalists of the Long Now, cherche à rendre compréhensibles les notions du temps profond par l’exploration visuelle d’archives terrestres. Initialement inspiré par le projet de l’horloge de 10 000 ans de la fondation Long Now, j’ai commencé à collaborer avec des scientifiques pour créer un art qui incite le spectateur à réfléchir aux vastes échelles du temps géologique – passé et futur – enregistrées non seulement sur la glace terrestre, mais aussi dans les arbres, les sédiments et les fossiles.

  • Mathias Depardon

    Gold Rivers/Tales from the Land in Between

    La sécheresse que connaît l’Irak en 2018 est la plus sévère que le pays ait connu depuis 1930. C’est une deuxième mort que redoutent les Marais
    de Mésopotamie - vaste étendue marécageuse, campée au confluent du Tigre et de l’Euphrate - unique richesse de cette région, berceau des anciennes civilisations sumériennes et assyriennes.

  • Giulio Di Sturco

    Ganga Ma

    « Le personnage principal de mon histoire est une entité non humaine : un fleuve. J’ai décidé de le traiter comme un être humain et de créer un flux qui documenterait le fleuve comme si je documentais la vie d’une personne. Il me semblait donc un fait significatif que, en 2017, Mère Gange ait été reconnue comme une entité vivante par la Haute Cour de l’État d’Uttarakhand. »

    Ganga Ma est le résultat d’un voyage photographique de dix ans le long du Gange, documentant les effets dévastateurs du changement climatique, de l’industrialisation et de l’urbanisation. Le projet suit le fleuve sur plus de 2 500 km, depuis sa source dans l’Himalaya en Inde jusqu’à son delta dans la baie du Bengale au Bangladesh.

  • François Fontaine

    Supernature

    «J’ai peur des Animaux, mais j’ai besoin d’eux. Ils sont la chair et le sang, ma force et mon espérance. Je fabrique des armes pour les combattre et me nourrir. Du soleil à la nuit, je mène ma guerre, mesurant à chaque fois ma puissance et mes fragilités. Nous sommes de la même terre, violente. Sans le savoir encore nous tissons notre lien, partageant les orages, les ténèbres et parfois les accalmies. Il m’arrive de les dessiner sur la pierre pour raconter notre histoire : nous sommes frères de sauvagerie.

    Je construis des murailles, bâtis des cités, des capitales. Je règne désormais sur la nature dont je tire profit. Mon intelligence sert mes intérêts, les machines me protègent, je suis devenu un homme moderne qui a vaincu ses démons. Je ne crains ni l’obscurité ni les Animaux que je domine, exploite, transforme. Je me crois libre, affranchi, courant toujours plus vite vers les lumières de l’avenir, oubliant mon territoire primitif. Ma conquête technologique est supérieure à la conquête du cœur, j’ai perdu une part de moi, ma solitude est souvent grande. »

  • Chris Jordan

    Midway : Message from the Gyre

    Sur l’atoll de Midway, un groupe d’îles éloignées à plus de 2 000 milles du continent le plus proche, les déchets de notre consommation de masse resurgissent dans l’estomac d’albatros morts. C’est que les poussins sont nourris de morceaux de plastiques que leurs parents, qui confondent ces détritus flottants avec la nourriture, récupèrent au-dessus de l’océan Pacifique pollué.

    Avec cette série, Chris Jordan a documenté un des effets dramatiques des déchets plastiques des consommateurs dans le monde : des emballages et des jouets jetés qui se retrouvent dans l’estomac de milliers de bébés albatros morts.

  • Ingar Krauss

    Naturen

    Comme le jardinier essaie d’ordonner et maîtriser la nature, l’artiste compose une image du monde. La nature est devenue aujourd’hui une valeur hautement reconnue mais souvent idéalisée. Le monde rural est encore dépositaire d’une relation organique à la terre, utilitaire et nourricière.

    Ingar Krauss témoigne de cette réalité à travers ses images qui sont avant tout une reconstitution poétique et personnelle comme un témoignage d’un monde qui disparaît.

    Sa méthode de travail se caractérise par un intérêt profond pour la matérialité et le rendu des surfaces. Ses natures mortes sont composées dans des boîtes semblables à de petites scènes où la lumière naturelle joue sur les surfaces des fruits et des légumes. La prise de vue est réalisée à l’aide d’une chambre ou d’un moyen format pour rendre au mieux cette richesse de matières.

  • Kai Löffelbein

    CTRL-X, A topography of e-waste

    Kai Löffelbein a suivi les chemins des déchets électroniques depuis l’Europe et les États-Unis jusqu’au paysage post-apocalyptique d’Agbogbloshie au Ghana, à la ville de Guiyu en Chine pour les déchets électroniques et aux ateliers des cours arrières de New Delhi. 

    Il documente méticuleusement les conditions épouvantables dans lesquelles des travailleurs, parfois même des enfants, tentent de récupérer les matières premières précieuses contenues dans nos déchets électroniques, des déchets exportés illégalement d’Occident afin d’éviter un coûteux recyclage.

  • Pete McBride

    Colorado river

    Après une décennie passée à documenter des expéditions sur des terrains lointains, tels que l’Everest et l’Antarctique, Mc Bride a décidé de focaliser ses objectifs plus près de chez lui sur un sujet qui lui tenait à cœur – le fleuve qui passe tout près de son arrière-cour, le Colorado. Quatre ans et 1 500 km plus tard, Mc Bride a produit un livre acclamé, trois documentaires primés et a co-animé un programme télévisé sur la chaîne PBS. D’autres tournants décisifs ont vite suivis, notamment une investigation depuis la source jusqu’au delta du Gange, le fleuve sacré de l’Inde. À la fin du voyage, la National Geographic Society a désigné Mc Bride « héros de l’eau douce ».

  • Gideon Mendel

    Submerged Portraits

    "Le projet a débuté en 2007, lorsque j’ai photographié deux inondations survenues à quelques semaines d’intervalle, l’une au Royaume-Uni et l’autre en Inde. J’ai été profondément frappé par les effets contrastés de ces inondations et par la vulnérabilité partagée qui unissait leurs victimes. Depuis lors, je me suis efforcé de visiter des zones inondables dans le monde entier, notamment en Haïti (2008), au Pakistan (2010), en Australie (2011), en Thaïlande (2011), au Nigéria (2012), en Allemagne (2013), aux Philippines (2013), au Royaume-Uni (2014), en Inde (2014), au Brésil (2015), au Bangladesh (2015), aux États-Unis (2015) et en France (2018)."

  • Yoshinori Mizutani

    Tokyo Parrots

    Yoshinori Mizutani s’installe à Tokyo à l’âge de 18 ans, dans le quartier de Setagaya, l’arrondissement le plus peuplé de la ville, résidentiel, et traversé de grands parcs.

    Un matin, il voit des oiseaux tournoyer dans le ciel, en nombre, en essaim, par centaines. Il est pris d’un sentiment étrange, se sent comme dans le film d’Hitchcock Les Oiseaux. Chaque jour, ces oiseaux, très colorés, volent, se posent, dans l’orme en face de sa fenêtre, sur les fils électriques qui traversent sa rue, et Mizutani, frappé de leur présence incongrue, les observe : ce sont des sortes de perruches colorées, exotiques, des perroquets en fait. Ces oiseaux ne devraient pas être à Tokyo ; ils ont été rapportés des régions tropicales de l’Inde et du Sri Lanka où ils sont sauvages, pour être vendus au Japon comme animaux de compagnie, dans les années 1960 – 70. Puis, ils se sont adaptés à Tokyo, développés, multipliés par milliers. Aujourd’hui, leur plus grand nid est un Ginkgo du Tokyo Institute of Technology. Mizutani entreprend de les photographier au flash, le soir, sur fond de ciel couleur crépuscule, et saisir ainsi, cette dichotomie entre son goût de la nature venu de son enfance à la campagne et son expression artistique de culture urbaine.

  • Neringa Rekašiūtė

    Post-Nuclear Identity

    La photographe Neringa Rekašiūtė s’est intéressée à Visaginas,  petite ville de Lituanie, en crise d’identité après la fermeture de la centrale nucléaire. Visaginas a été construite en 1975 pour accueillir des travailleurs de toute l’Union soviétique, pour travailler dans la centrale nucléaire récemment construite. La ville est devenue un phénomène unique - les résidents avaient presque tous le même âge, les mêmes diplômes universitaires, mais tous étaient différents en termes d’ethnies, de langues et de religions. La ville était une « utopie soviétique devenue réalité » – une ville moderne, très instruite et riche, entourée de forêts et de lacs. La centrale nucléaire était une source d’identité et de fierté pour les nouveaux arrivants. La plupart des habitants de la ville étaient d’une manière ou d’une autre liés au réacteur atomique. Sans surprise, la fermeture de l’usine a eu un coût économique et psychologique considérable pour les habitants de la ville. 

  • Stefano Schirato

    Terra Mala - Living with Poison

    Stefano Schirato participe depuis des années à un vaste projet axé sur le lien entre la pollution et les maladies dues à des conditions environnementales malsaines. En 2015, il a commencé à suivre et à documenter la situation complexe de la région appelée Terra dei Fuochi (Terre de feux), située en Campanie, entre les provinces de Caserta et de Naples, la plus polluée de la région en raison des millions de tonnes de déchets toxiques éliminés illégalement sur ce territoire depuis plus de trente ans. C’est la plus grande catastrophe environnementale en Italie, et le dernier rapport de l’Istituto Superiore della Sanità (daté de janvier 2016) fournit une estimation de l’effet de ce comportement criminel scandaleux sur la population : dans la zone de la Terre de feux, comparée à la moyenne nationale, le taux de tumeurs est 11% plus élevé chez les hommes et 9 % plus élevé chez les femmes. Terra Mala révèle la dégradation du territoire en dénonçant les conditions dans lesquelles les enfants, les femmes et les hommes sont obligés de vivre au quotidien. Stefano Schirato a documenté la vie quotidienne de dizaines de familles conscientes des risques qu’elles courent pour leur santé.

  • Claudius Schulze

    State of Nature

    Claudius Schulze a parcouru 50 000 kilomètres à travers l’Europe pour photographier des paysages apparemment pittoresques depuis une plateforme de travail aérien à l’aide d’un appareil photo grand format. Cependant, chaque paysage présente des imperfections : l’homme a mis en place des mesures de protection contre les catastrophes naturelles qui sont devenues une partie inséparable du paysage. 

  • Hans Silvester

    La planète affolée

    Hans Sylvester a, pendant des années témoigné par ses photographies des retombées de notre économie boursière dans le monde entier. Nous aurions les moyens et la capacité de créer une civilisation mondiale dans laquelle nous les humains pourrions vivre et rêver en paix grâce au prodige de la Création. Mais nous les humains, avons renoncé à nos valeurs spirituelles, morales et éthiques pour un plat de lentilles. La pollution de l’air, la perte de la diversité dans le règne animal et végétal, la disparition des glaciers et de la calotte glaciaire du pôle Nord, sont des catastrophes irréparables qui mettent la vie en péril. La cause en est entre autres la démesure d’une économie financière monopolistique.

  • Terri Weifenbach

    Des oiseaux 
    Centers of Gravity

    Terri Weifenbach a planté des arbustes et des fleurs pour accueillir des oiseaux dans son jardin, à Washington, et elle nourrit les oiseaux en hiver et en automne. Elle reçoit des visites de merles, de cardinaux et de juncos gris, mais surtout de moineaux, dont elle a compris la grâce pendant un moment de calme. 

    Dans cette nature paysagère, elle se penche sur cet oiseau banal, que l’on trouve sur la plupart des continents et que certaines personnes considèrent comme un passeur d’âmes. On dit que les moineaux amènent l’âme à un nouveau-né ou portent l’âme du défunt au ciel.

  • Henk Wildschut

    Food

    Peu de sujets suscitent des débats aussi animés que celui de l’alimentation. Ces débats sont de plus en plus marqués par une certaine suspicion et un certain pessimisme quant à la façon dont nos aliments sont produits. Il y a deux ans, quand le Rijksmuseum d’Amsterdam m’a demandé de me pencher sur la question de l’alimentation, j’avais de nombreux préjugés concernant l’industrie alimentaire. Je la considérais comme malhonnête, malsaine et ayant une éthique contestable. Elle contribuait également selon moi au déclin de notre planète, contrairement aux bonnes vieilles méthodes utilisées par le passé et je pensais que le « bio », un mot magique, allait tout résoudre. 

  • Charles Xelot

    Du Gaz sous la Toundra

    La péninsule de Yamal, dans l’Arctique russe, abrite l’un des plus grands gisements de gaz au monde. Le développement récent de gigantesques installations industrielles dans cet environnement hostile illustre l’appétit sans cesse croissant de l’humanité pour l’énergie. La toundra nue, qui était autrefois parcourue par des troupeaux de rennes et leurs éleveurs, les Nenets, est maintenant remplie de pipes et de torchères. Des pétroliers et des brise-glaces naviguent le long de la côte, illuminant la nuit.

    Cette histoire se déroule à l’extrémité nord du continent eurasiatique, sur l’ultime frontière terrestre. En langue Nenets, Yamal signifie « le bord du monde ». Cette frontière géographique pose la question de la limite du développement de la société humaine. Ici, des populations vivant quasiment comme au néolithique côtoient d’immenses usines du xxie siècle. L’espace qui sépare les éleveurs de rennes de l’industrie est indicible et immontrable. Cet espace est un entre-deux sur lequel pivotent les photographies du projet. 

  • La Clairière

    Maria Thereza Alves, Philippe Durand, Maria elvira Escallón, Benoît Fougeirol, Michael von Graffenried, Dania Reymond 

    Pour célébrer ses 10 ans, le réseau Diagonal propose, de septembre 2019 à février 2020, un événement national, en partenariat avec le Centre national des arts plastiques (Cnap).

    Sous la thématique de « l’Engagement », les membres du réseau Diagonal présentent une programmation artistique spécifique s’articulant à partir des œuvres issues du Fonds national d’art contemporain géré par le Cnap. Cette manifestation est soutenue par le ministère de la Culture et de l’ADAGP, société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques.

     

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MUDO - Musée de l'Oise - Beauvais

  • Paysages en vue(s)
  • Paysages en vue(s)

    paysage, territoire, environnement

    Commissariat : Claudine Cartier, conservateur général du Patrimoine

    Comme l’écrit Pierre Nora dans Les Lieux de mémoire, « le paysage estd’abord celui du peintre, c’est lui qui l’a en quelque sorte inventé ». S’ilconstitue une donnée sensible en ce qu’il est visible immédiatement,ce sont bien les dessinateurs et les peintres qui – les premiers – enrestituent une image plus ou moins fidèle. Avec le développement de laphotographie, d’autres artistes s’attacheront à leur tour à rendre comptede cette réalité. Le MUDO – musée de l’Oise met en perspective cesreprésentations, faisant dialoguer une sélection de peintures ancienneset modernes appartenant à ses collections avec des oeuvres réalisées pardes pionniers de la photographie et des artistes contemporains.

    L’exposition propose un parcours en quatre séquences, confronte peinture et photographie autour des thématiques du paysage transfiguré, du territoire parcouru, de la construction et de la déconstruction, du territoire comme enjeu de pouvoir. Elle montre Camille COROT (1796-1875) à la fois peintre et photographe, révèle le travail de six photographes d’aujourd’hui : 

    Bogdan Konopka (1953-2019), Raphaël Chipault (né en 1969) et Gilles Gerbaud (né en 1967), Yves Marchand (né en 1981) et Romain Meffre (né en 1987), Jürgen Nefzger (né en 1968). Parce que cette réalité serait probablement par trop aride sans l’œil d’un géographe et d’un homme de lettres, la plume de Julien Gracq (1910-2007) a été convoquée.

Espace Séraphine Louis - Clermont-de-l'Oise

  • Israel Ariño
  • Morgane Britscher
  • Margaret Dearing
  • Israel Ariño

    Voyage en Pays du Clermontois

    Depuis juillet 2017, j’ai l’occasion de parcourir les communes du PaysDepuis juillet 2017, j’ai l’occasion de parcourir les communes du Paysdu Clermontois, dans une dérive particulière lors de laquelle j’ai choiside retourner sur des lieux sans histoire et des moments du quotidien àdifférentes périodes de l’année. J’ai voulu me confronter aux hasards dela marche, au désir de photographier des espaces intermédiaires qui,d’une certaine façon, m’intriguaient.J’ai essayé de relire ce territoire, de le court-circuiter pour créer unrécit pastoral chargé de « révélations », où derrière la surface de chaqueimage, une autre se cachait. Ici, les images s’interrogent sur le passé enmême temps qu’elles réfléchissent sur l’avenir.Il ne s’agit à aucun moment de porter un jugement moral sur lesterritoires traversés. Le propos est davantage de se débarrasser de touteune série de codes, d’idées péremptoires et de clichés qu’on associe à laconnaissance d’un lieu, pour à la fin de notre trajet, essayer de découvrirla signification de ce lieu.

    À l’occasion de la résidence de Israel Ariño, diaphane éditions et les éditions Anómalas publient l’ouvrage Voyage en Pays du Clermontois,avec le concours du Pays du Clermontois et la Ville de Clermont-de-l’Oise.

  • Morgane Britscher

    Les arbres de feu

    Hiver 2018, Clermont-de-l’Oise, une particularité du paysage me saute aux yeux, travaillant sur l’idée que nous sommes tels des mille feuilles de paysages et qu’ils influencent notre construction, je me suis penchée sur le pourquoi de ces plantations si particulières.

    Elles sont intrinsèquement liées à l’histoire du paysage de ce territoire.Après avoir étudié un atlas du paysage picard, j’ai pu comprendre leur existence par la présence historique de tourbières, de marécage et d’un sol perméable.

  • Margaret Dearing

    Ils ont 14 ou 15 ans et habitent dans le Pays du Clermontois. Ils ne sont plus des enfants, pas encore des adultes. Ils vont au collège ou au lycée. Certains s’orientent déjà vers des métiers, d’autres poursuivront des études plus longues. Ils ont envie d’indépendance. Ils sont souvent tributaires des parents, du car qui les emmène à l’école. 

    Ils m’ont emmené dans des lieux choisis dans leur établissement scolaire, ou bien là où ils se détendent, traînent avec leur amis. Ils m’ont parlé de leur quotidien, du regard des autres qui n’est pas toujours tendre.

Salon des émergents -Clermont-de-l'Oise

  • Anaïs Ondet
  • Anaïs Ondet

    Les mauvaises herbes

    Les mauvaises herbes est un travail photographique, documentaire,en collaboration avec l’association Phyto-Victimes, qui questionne laresponsabilité des pesticides dans les problèmes sanitaires et écologiquesqui touchent la France et la planète plus généralement.Je m’attache à prendre le temps d’écouter les histoires de cesagriculteurs et agricultrices, leurs parcours, leurs difficultés, leursintimités aussi quelques fois. Ce corpus d’images et de bribes de phrasesconstitue au fur et à mesure un témoignage contemporain de femmeset d’hommes que l’État et les multinationales tentent de résoudre ausilence. Je souhaite faire connaître l’histoire de ces victimes, l’histoire deces mauvaises herbes.Par ce projet, je tente également d’interroger le rapport queces femmes et ces hommes entretiennent avec une nature qui les arendu malade, une nature avec laquelle il y a eu rupture. Mes imagesont pour volonté d’interpeller le spectateur et de le pousser à sequestionner sur le modèle agricole actuel et l’image fantasmée qu’il en a.Ces images de champs, bucoliques et édulcorées viennent en contrepointdes portraits qui sont parfois durs, et dont l’histoire sous-jacente estdifficile. Ne reflètent-elles pas la crise sanitaire et économique qui toucheles agriculteurs français aujourd’hui ?C’est de la sorte que je tente de répondre à la problématique que jeme suis longuement posée : comment photographier l’invisible ?

Espace Matisse - Creil

  • Isabeau de Rouffignac
  • Isabeau de Rouffignac

    Bhopal, des saris pour mémoire

    Bhopal leur colle à la peau. Fallait-il déposer devant elles ces sarisimprimés de coupures de presse racontant cette nuit de décembre 1984 où un gaz mortel s’est échappé de l’usine chimique Union Carbide et s’estinsinué partout dans la ville ? Elles les ont dépliés, se les sont appropriés, s’en sont drapés et m’ontregardée ou ont préféré m’offrir leur dos, juste leur silhouette comme uneimage figée. Certaines sont des combattantes inlassables. Elles réclamentréparation pour les 3 500 morts directs de la nuit de la catastrophe et les 200 000 malades qui se sont ajoutés au fil des années. Elles descendentdans la rue pour réclamer aux autorités qu’elles nettoient le site quicontinuent de polluer. Elles souffrent, aussi, mais n’en disent pas grandchoseparce qu’il faut bien aller de l’avant, malgré l’empreinte du temps,les souffrances physiques, la peau qui part en lambeaux, le souffle court,les yeux qui s’épuisent.Certaines sont directement touchées, d’autres le vivent par leurentourage interposé. Leur dignité m’a émue. Elles restent femmes et c’estaussi ce que disent ces broderies de couleur qui bordent les saris, commeun pied de nez délicat à la violence qui s’impose à elles et aux leurs.Alors oui, il me fallait déposer devant elles ces saris. Elles les portentcomme un défi et j’aime qu’elles soient belles de ce combat.

Galerie du Chevalet - Noyon

  • Émile Loreaux
  • Émile Loreaux

    Envoyé spécial

    « Ma conscience citoyenne et écologique, moteur pour mes projetsphotographiques, s’est doublée d’une aspiration plus sourde, devenueprogressivement nécessité et langage, celle de faire jouer le corps.D’abord derrière l’appareil photographique, en allant voir les choses,en suivant des parcours, puis devant l’appareil, comme pour signifier aupremier degré un engagement viscéral ou intime pour mes sujets, unemanière de prendre position avec jeu et humour.À l’opposé d’une recherche d’objectivité, j’exprime pleinement masubjectivité et signe l’image de ma présence, revendiquant le parti pris.Les commandes photographiques ont suivi l’évolution de mon travail etc’est maintenant au photographe metteur en scène de lui-même que l’onfait appel pour trouver une idée ou jouer avec une situation. On me donnele minimum, un sujet, des objets ou un cadre et souvent peu de temps,mais une grande liberté de création. Les photographies présentéesmêlent commandes et projets personnels. »

Maison de la Culture - Amiens

  • Gideon Mendel et Jonathan Pierredon
  • Gideon Mendel et Jonathan Pierredon

    Burnt Memory : Archaeology from a Climate Emergency

    En 2018, une tornade de feu, plus grande que six terrains de football, abalayé le quartier de Shasta en Californie du Nord. L’incendie de Carra détruit plus de 1 000 maisons et tué six personnes en moins de deuxheures.Gideon Mendel s’est rendu dans la région pour documenter lesconséquences de cette destruction dans le cadre de sa réponse continueaux impacts mondiaux du changement climatique. Dans son processus deréalisation de portraits de familles dont les maisons avaient été effacées,il leur a demandé de lui donner au moins un objet important qui avait étéretrouvé dans les cendres.Lié à sa pratique précédente de collectionner et de documenter desobjets politiquement chargés (une forme d’archéologie contemporaineimprovisée), Mendel estimait que ces objets pourraient parler dela manière dont les catastrophes environnementales causées par lechangement climatique ont frappé les États-Unis ces dernières années.À la recherche d’une nouvelle façon, pourtant intemporelle, derépondre à ces objets, Mendel a contacté son ami Jonathan Pierredon,photographe qui utilise le procédé du ferrotype, et dont la méthodede création repose sur l’utilisation d’outils anciens pour documenter lemonde contemporain.Ces images sont le résultat de cette collaboration, Jonathan apportantce qui pourrait être le regard d’un explorateur du xixème siècle à cesvestiges brûlés de notre urgence climatique. Le procédé du ferrotype,qui remonte aux années 1860, apporte une qualité unique – le sentimentque ces éléments pourraient être les reliques d’une civilisation effondrée,marquée par l’histoire.Alors que nous commençons à ressentir la chaleur de l’urgenceclimatique mondiale, ici et maintenant, ces objets posent la questionde savoir comment les archéologues du futur pourraient avoir du mal àcomprendre le comportement autodestructeur qui menace notre vie etnotre avenir sur cette planète.

Le Safran - Amiens

  • Olaf Otto Becker
  • Olivia Lavergne
  • Olaf Otto Becker

    Above zero

    Point 660, 2, 08/2008 – 67° 09’ 04’’ N, 50° 01’ 5844 W, Altitude 360 m.Nous sommes au Groenland, au bout d’une route de 35 km de longconstruite par Volkswagen pour tester de nouveaux véhicules, projetabandonné faute de marché. Désormais la plus longue route duGroenland est reconvertie à usage touristique, et emmène depuisla ville de Kangerlussuaq, les curieux, « constater par eux-mêmes », le réchauffement climatique.

    Photographe engagé pour l’environnement, Olaf Otto Becker estparti avec sa chambre 20 x 25, à pied, à zodiac, à coeur vaillant, pour uneplongée à l’intérieur du Groenland pour dresser l’état des lieux à date dela calotte glaciaire, cet immense désert de froid qui recouvre 80 % de l’île.Équipé d’images satellites de la NASA, il trace son chemin à travers laglace et à travers le temps, construisant ainsi une étude photographiquede ce territoire en mutation. Ses photographies s’y égrènent commeautant de repères dans un dédale de blanc, percé de crevasses et de lacs,traversé de ruisseaux et de fissures, ombré de poussières et de suies ;autant de conséquences et de résidus d’activités humaines pourtantpratiquées si loin de là.

    De ce périple dans cet univers aussi fascinant qu’il est inhospitalier,Olaf Otto Becker dresse le portrait spectaculaire d’un paysage en sursis ;car sous la triple menace de la pollution, du réchauffement climatique etdu tourisme, ce territoire trop reculé, trop froid, trop loin, trop beau, tropgrand, bref, hors du commun, est bien réellement menacé de désastreécologique.

  • Olivia Lavergne

    Jungles

    N’étaient ces lueurs étranges qui les éclairent et les fouillent au plus profond, il semblerait que ces jungles n’ont connu d’êtres humains.

    Surpris par l’éclairage en son apparente immobilité, le chaos de la forêt détaille toute sa diversité, révélant la moindre fleur, la moindre feuille, une hiérarchie spontanée que l’homme n’a de cesse de dominer, inquiet de la puissance d’un monde qui l’a précédé et qu’il lui fallait asservir.

UFR Arts - Amiens

  • Fyodor Telkov
  • Fyodor Telkov

    36 Views

    Trente-six vues du mont Fuji est une série bien connue d’impressions surbloc de bois de couleurs réalisée par l’artiste japonais Katsushika Hokusai.Fujiyama – la montagne sacrée du Japon – est visible dans chaque imagede la série.Degtyarsk est une ville de la région de Sverdlovsk qui compte environ14 000 habitants. Jadis une ville minière prospère, elle dépend aujourd’huides subventions de la région. Deux énormes tas de déchets – les déblaisdes exploitations minières Kapitalnaya 1 et Kapitalnaya 2 – recouvrentles extrémités opposées de la ville. L’entreprise d’exploitation minière decuivre qui auparavant avait créé une ville prospère a laissé est partie enlaissant la ville dans un état de catastrophe écologique : les eaux uséesdes mines continuent à empoisonner le sol et l’approvisionnement eneau, et les terrils ont un niveau élevé de rayonnement de fond. En outre,il est difficile de retrouver un ancien mineur dans la ville en raison durisque extrême que représente l’exploitation minière de cuivre pour lasanté. À Degtyarsk, une légende raconte qu’il y a quelque temps, lesJaponais voulaient acheter les terrils, mais la ville a refusé de les vendreen expliquant qu’il s’agissait d’un « stock stratégique ».Les terrils peuvent être vus de presque tout point de Degtyarsk, et ilsne dominent pas seulement la ville, mais aussi la vie des gens qui habitentsous leurs ombres. Ces énormes piles de déchets représentent ainsi unemétaphore de l’économie postsoviétique et de l’état actuel des villes jadisformées autour d’une seule usine et qui sont éparpillées un peu partoutà travers le pays.