les photaumnales 2018

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2018 bandeau photaumnales
où loge la mémoire

LE QUADRILATÈRE
22 rue Saint-Pierre à BEAUVAIS
Téléphone : 03 44 15 67 00 (semaine)

du mardi au vendredi de 12h à 18h - samedi et dimanche de 10h à 18h
Fermé le 25 décembre

ENTRÉE LIBRE


Céline CLANET - Hélène MARCOZ - Gaël CLARIANA - Christoph SILLEM - Émilie VIALET - Serge CLEMENT - Andrej VASILENKO - Tadas KAVAZAKEVICIUS - Li SUNG HUA - Ilaria ABBIENTO - Marco TIBERIO & Maria GHETTI


 
Céline CLANET
Accès réservé

CLANET BD 02Cave - Hôtel du Préfet de l’Orne, Alençon
À la demande de la Direction régionale des affaires culturelles de Normandie et de l’Association régionale pour la diffusion de l’image (Ardi-Photographies) à Caen, j’ai exploré pendant deux ans les trois logements de fonction des préfets de Basse-Normandie, patrimoine national dont l’accès est interdit au public.
Partout, de longs couloirs, des salons d’apparat, des odeurs de boiseries, de meubles anciens, et le craquement indiscret du parquet ; partout, un personnel consciencieux occupé à repasser, servir, cuisiner, entretenir des bâtiments classés, souvent splendides.
Toujours, la surprise de n’y voir aucune photo de famille, aucun objet personnel. Ces lieux ne sont que les écrins secrets où dort un fonctionnaire, un soldat haut gradé de l’État, qui ne fait qu’y travailler, pendant une petite poignée d’années ou quelques mois, avant de laisser sa place au suivant.
Les trois préfets, et plusieurs membres du personnel, ont gentiment accepté de faire partie de mon projet. Je les ai photographié comme les habitants silencieux d’un décor pictural, des occupants de passage, dans des lieux plus grands qu’eux, dans ces endroits qui n’occupent principalement qu’une fonction, celle de la représenter.
— Céline Clanet


Née en 1977 à Chambéry, Céline Clanet est diplômée en 1999 de l’École nationale supérieure de la
photographie d’Arles.


www.celineclanet.com



 
Hélène MARCOZ
Concrete Jungle

MARCOZ BD 01
La surimpression est utilisée ici pour enregistrer sur un même négatif argentique le parcours des ombres produites par la rotation de la Terre dans des espaces architecturaux déshumanisés.
A la question des dégradés s’ajoute le désir de réinterpréter le clair-obscur et de jouer, au niveau de la composition, avec des motifs géométriques simples, doublés de leurs ombres portées. Telle une dualité, une tension s’établit entre le sujet architectural fixe, immuable, et son ombre qui se démultiplie et devient dynamique, voire cinétique.


Paysage(s) vidéo 10’

MARCOZ Film BD 01

Un paysage a été filmé pendant un an avec exactement le même cadrage afin d’en recueillir une mémoire, un vocabulaire visuel.
Le scénario s’écrit ensuite au montage : l’image vidéo est divisée en plusieurs parties qui se succèdent lentement en fondus enchaînés associant plusieurs saisons simultanément.
Ce paysage, tel qu’il est sous nos yeux, n’a jamais réellement existé. Projeté en boucle, en grand format, il donne l’impression d’un tableau vivant, d’un temps suspendu et infini.

Née en 1974 à Vincennes, Hélène Marcoz vit et travaille à Lille où elle enseigne la photographie et la vidéo à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage.

www.helenemarcoz.fr




Gaël CLARIANA
Ici bientôt

CLARIANA BD 04
Gaël Clariana a photographié l’émergence de zones pavillonnaires en cours de construction.
Dans des environnements neufs et artificiels, les éléments de bâti semblent les pièces d’un jeu d’assemblage à l’échelle monumentale, les maisons se donnent à voir comme des coquilles vides et nues, inquiétantes ou dérisoires par leur impersonnalité et leur ressemblance. Attentif à l’homogénéité des couleurs d’image en image, Gaël Clariana s’attarde sur la géométrie rigoureuse des structures et sur la nudité des surfaces, sur la manière dont le dessin des pavillons articule un espace vide et stérile. Ces oeuvres illustrent un mode de développement urbain parfaitement actuel. Elles sont un regard critique porté sur l’expansion des villes en zones périphériques d’habitat individuel et pavillonnaire, qui bouleversent l’urbanisme traditionnellement organisé en combinaisons d’axes de déplacement et d’îlots commerçants et résidentiels.
Les photographies de Gaël Clariana fabriquent la mémoire d’espaces éphémères et généralement négligés au profit d’une vision du paysage urbain plus achevée et pérenne.
— Olivier Grasser


Né en 1971 à Amiens, Gaël Clariana est diplômé de École supérieure d’art et de design d’Amiens en 1998. Il enseigne à la Faculté des Arts d’Amiens.


www.gaelclariana.com



Christoph SILLEM
Émilie VIALET

L’enfer me ment*

Invitation à la Triennale Photographie et Architecture à Bruxelles (Belgique)
Commissaire d’exposition : Marc Mawet

SILLEM BD 03Christoph Sillem, A World Around Disney

 

VIALET BD 01Emilie Vialet, The Eternal
Émilie Vialet photographie de vrais zoos, Christoph Sillem de vraies villes, l’une à travers l’Europe, l’autre autour de Disneyland Paris. Ils ne se connaissent pas, leurs sujets respectifs sont sans rapport direct. Pourtant, les espaces qu’ils documentent participent du même processus : celui de la Célébration. Sans trop y regarder, tout semble ainsi aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Pourtant, le diagnostic est sans appel : au-delà de ce qui l’incarne, un style architectural d’une part ou l’idéalisation de la nature d’autre part, les deux photographes traitent spécifiquement de la stratégie mensongère d’une double captivité. Il s’agit dans un cas de contrôler l’espace public, plus précisément son absence, visible depuis la tour de la Belle au Bois Dormant du Capital mondialisé, dans l’autre de pacifier le paysage dominé par notre anthropocentrisme prédateur.
En vain, mais à dessein, Émilie Vialet et Christoph Sillem cherchent dans une photographie de l’absence une parcelle d’humanité au coeur de cette célébration cynique.
— Marc Mawet

Né en 1965 à Goslar (Allemagne), Christoph Sillem vit et travaille en France.
www.christophsillem.com

Née aux Ulis en 1980, Émilie Vialet vit et travaille à Strasbourg. Diplômée des Beaux-Arts en 2003, elle achève son parcours à l’École nationale supérieure Louis Lumière en 2006
www.emilievialet.com

Marc Mawet, architecte, professeur à la Faculté d’architecture de l’Université libre de Bruxelles, commissaire de la triennale Photographie et Architecture.

* Le titre de l’exposition est emprunté au livre L’enfer me ment, éditions Husson, 2007.  LA CAMBRE ARCHI LR Noir 2



Serge CLÉMENT
Fragments & Trans 

CLEMENT BD 01
Automne 2017, une résidence d’artiste déclinée en 3 lieux,
Amiens, Beauvais et Clermont sur 3 semaines :
un séjour, une marche, un récit, a journey
le regard de l’étranger sur cette urbanité, ses espaces aménagés, domestiqués
empreintes de ses lumières d’octobre, de ses effluves, de soleils évasifs
porté par les hasards, les coïncidences, des énigmes
extraits de son patrimoine architectural, historique, industriel, littéraire, filmique
le périple du marcheur, à hauteur d’homme
à cartographier, décrypter, marcotter
un cycle de trajets fracturés, de perspectives tronquées
d’architecture hérissées, de lumières en turbulences
de fictions à haute densité, en précipité
d’extrusions et de rêves défrichés
un cycle d’images devenues écriture, méditation
possiblement déflagration, alchimie
qui magnifient le réel, sa musique, sa poésie, ses immensités
l’imaginaire, ses mouvements intérieurs, ses migrations
images - palimpseste, a journey
images qui nous dépassent
entre durée, indicible
images qui défigurent, transfigurent
— Serge Clément

Serge Clément a été accueilli en résidence par Diaphane en 2017, dans le cadre du partenariat avec les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie et avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée.

Serge Clément vit et travaille à Montréal. Sa démarche se décline du documentaire à l’installation en passant par le commentaire social, le récit poétique et l’essai photographique. Il est représenté par la Galerie Le Réverbère, Lyon, France

www.sergeclement.com
sign coop FRQC coul      signature visuelle calq violet   GASPESIE RENCONTRES  DIAPHANE NOIR SUR TRANSPARENT RVB


 
Andrej VASILENKO
La promenade (création)

VASILENKO BD 04
Le photographe lituanien Andrej Vasilenko a été invité en résidence de création à Beauvais où il a poursuivi un travail autour du paysage périurbain. Cette série, intitulée La promenade, témoigne des errances du photographe marchant dans la ville, et saisissant les artefacts des espaces et les temporalités inscrites dans les diverses architectures.

« Pendant toute la durée de ma résidence, j’ai essayé de marcher autant que possible afin d’explorer différentes zones de la ville. En tant que photographe, je m’intéresse à l’identité des lieux et à la façon dont les gens organisent leur vie. Je m’intéresse à la relation entre le passé et le présent dans l’espace urbain et l’architecture.
La promenade est un petit guide alternatif à travers les zones et l’architecture de Beauvais ».
— Andrej Vasilenko

Andrej Vasilenko a été sélectionné pour sa série This is Vilnius, dans le cadre du prix ERA European Residency Award, décerné à la suite des lectures de portfolios organisées en Lituanie. Ce prix témoigne de l’envie de trois festivals - Kaunas Photo festival en Lituanie, Photolux festival à Lucca en Italie et Les Photaumnales en France - de travailler ensemble et d’échanger sur la création contemporaine européenne.

Né en 1985 en Lituanie, Andrej Vasilenko, diplômé de l’Académie des arts de Vilnius en 2009, vit et travaille à Vilnius.

http://andrejvasilenko.lt

KAUNAS PHOTO 2018 Logo      PHOTOLUX     DIAPHANE NOIR SUR TRANSPARENT RVB


   
Tadas KAZAKEVIČIUS
Soon to be Gone

Invitation au Kaunas Photo festival (Lituanie)
Commissaire d’exposition : Mindaugas Kavaliauskas

KAZAKEVICIUS BD 01
Au cours de la dernière décennie, les migrations continues ont réduit la population de la Lituanie de près d’un sixième. Les villes ont aspiré l’économie et les jeunes. Une seule question se pose inévitablement : pendant combien de temps nos forêts et vallées seront-elles ornées de vues de fermes et de villages - des lieux où une compréhension totalement différente du temps et de la proximité existe encore ? Pendant combien de temps y aura-t-il encore des endroits où un visiteur sera accueilli par un « bonjour » sincère ?
Chaque fois qu’une pensée de ce genre me traverse l’esprit, je suis, en tant que photographe, poussé par un instinct à me dépêcher à transformer ces symboles et ces lieux en quelque chose de plus que de simples souvenirs dans les histoires de futurs grands-parents. Même si une image enregistrée est incapable de faire revivre ce qui a été perdu, elle nous rappelle encore quelque chose qui peut-être une fois, a momentanément attiré notre attention sur le bord de la route.
Peut-être que cet hommage à la campagne lituanienne évoquera une certaine sentimentalité de la part du spectateur et touchera ces coins profondément cachés de la mémoire que nous avons, apparemment par inadvertance, fermés.
— Tadas Kazakevičius

Né en 1984 à Vilnius (Lituanie), Tadas Kazakevičius est un photographe documentaire et portraitiste.

www.tadaskazakevicius.com  KAUNAS PHOTO 2018 Logo


 
Li SUNG HUA
A Postman Diary

Commissaire d’exposition : Nicolas Havette

SUNG HUA BD 03
Li Sung Hua est né en 1979 à Tainan, dans le quartier de Jiali à Taïwan. Après avoir étudié l’éducation physique à l’université, il devient facteur en 2005 et effectue ses tournées quotidiennes dans le district de Shanhua au nord de Tainan, loin de « la ville moderne ». En 2013, il commence à photographier son quotidien accompagné de sa fidèle moto et de son téléphone portable.
Ses images nous font pénétrer avec beaucoup d’humilité au coeur d’un village où la dernière maison à gauche vient de voir son occupant rejoindre les esprits, d’un champ de blé qu’il a la joie de voir évoluer à chaque intervention des agriculteurs, d’une route de campagne qui se borde lentement de bâtiments en béton, de chemins sur lesquels il a peur de s’engager car il sait que des chiens sauvages l’attendent au bout, des levers et de couchers de soleil accompagnant les vies de ses contemporains oscillant entre les traditions et la modernité sur laquelle s’est engagé Taïwan depuis le dernier quart du XXe siècle. Il accompagne cette vie que les médias nationaux ont presque cessé de couvrir. Il partage ses images sur Instagram, où il compte aujourd’hui près de 45 000 followers. Il publiera en 2019 son deuxième livre et continuera inlassablement au fil des saisons de partager avec nous, par le biais de nos petits écrans, des images d’une vie simple et curieuse, petite histoire dans la grande.
Cette exposition sera présentée pour la première fois lors des Photaumnales puis à la biennale de photographie de Tainan en ovembre 2018.
— Nicolas Havette

Nicolas Havette est photographe et directeur artistique de la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, du Chinese International Photography and Art Festival de Zhengzhou (province du Henan, Chine) et de la première biennale Tainan International Photo Festival (Taiwan).

 

Ilaria ABBIENTO
Cartografia del mare

Invitation au Photolux festival de Lucca (Italie)

Commissaire d’exposition : Enrico Stefanelli

ABBIENTO BD 04
Ma recherche photographique interroge les frontières de mes origines, mes lieux d’appartenance, mes paysages intérieurs, ceux de ma mémoire. La passion de mon enfance pour les cartes géographiques, les atlas et les globes terrestres apparaît dans ce travail dans le choix d’un itinéraire cartographique pour naviguer le long du littoral qui circonscrit la ville où je suis née et où je pratique mon art, Naples.
Le long du rivage dessiné sur la carte nautique, j’ai exploré chaque jour une étendue différente de côte, et, comme dans un journal de bord, j’ai noté mes conclusions, les traces de mon passage, mes réflexions, construisant les archives imaginaires de la mer et de ses variations, de ses changements par rapport à l’espace, au climat et à mes caprices.
La cartographie de la mer est un diagramme aquatique dans lequel alternent le bleu à détrempe, du bleu cobalt à l’aigue-marine verte à l’écume blanche et les lignes géographiques de mon océan intérieur. C’est une carte liquide, une géographie de la pensée dans laquelle l’oscillation de la mer évoque mon archipel caché.
— Ilaria Abbiento

Artiste photographe, vidéaste et plasticienne, Ilaria Abbiento vit et travaille à Naples (Italie).

www.ilariaabbiento.com   PHOTOLUX
 

Marco TIBERIO & Maria GHETTI
ImmoRefugee

DEFROST BD 01
En 2016, Marco Tiberio et Maria Ghetti publient ImmoRefugee, un livre photo aux allures de magazine de petites annonces immobilières présentant une grande zone résidentielle de 500 000 m2 dans la banlieue de Calais, en France.
Entourée d’une clôture métallique de 5 mètres de haut et équipée d’eau courante et de lumières, la Nouvelle Jungle propose différentes typologies de logements, anciens et récents.
Ce n’est pas une blague.
À Calais, plus de 6 000 réfugiés vivaient dans les mêmes conditions que celles illustrées ici. Maintenant, le camp a été démoli.

Au fil des pages, les photographies des fragiles habitations faites de bâches, de tissus et de planches de bois sont présentées comme « superbe affaire » ou encore « finitions de haute qualité ». La Jungle de Calais est aujourd’hui démantelée. En conservant la trace de ses habitats précaires, ImmoRefugee est un poignant témoignage de la triste condition des hommes et femmes qui y ont vécu.

Defrost est un duo créatif composé de Marco Tiberio et Maria Ghetti qui travaillent tous deux au croisement de la direction artistique, de la photographie et du design d’exposition.
ImmoRefugee, Defrost éditions, 2016
Une partie des recettes de la vente du livre est reversée à une association italienne basée à Ravenne prenant en charge des réfugiés mineurs non accompagnés.

https://defrost.cargocollective.com
  

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